VII – Il y a plaisir à causer avec un homme d'esprit

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VIIIl y a plaisir à causer avec un homme d’espritIl parlait de même. Rencontrant Fiodor Pavlovitch au salon, il lui cria en gesticulant : « Je monte chez moi, je n’entre pas chez vous… au revoir ! » Et il passa en évitant de regarder son père. Sans doute, son dégoût pour le vieux l’emporta en cet instant, mais cette animosité manifestée avec un tel sans-gêne surprit Fiodor Pavlovitch lui-même. Il avait évidemment quelque chose de pressé à dire à son fils et était venu à sa rencontre dans cette intention ; à ce gracieux accueil, il se tut et le suivit d’un regard ironique jusqu’à ce qu’il eût disparu. « Qu’a-t-il donc ? demanda-t-il à Smerdiakov qui survenait. – Il est fâché, Dieu sait pourquoi, répondit évasivement Smerdiakov. – Au diable sa bouderie ! Dépêche-toi de donner le samovar e

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