chapitre 4 : jeux de pouvoir et séduction

734 Words
Le soleil commençait à disparaître derrière les collines du domaine Montclair, laissant place à une lumière dorée qui baignait le grand salon d’une atmosphère presque irréelle. Lysandre restait immobile, debout près de la cheminée, le regard fixé sur Amarys. Chaque geste de sa part, chaque souffle, semblait calculé… comme un jeu dont lui seul connaissait les règles. Amarys était assise, le dos droit, ses mains croisées sur ses genoux. Son regard oscillait entre défi et hésitation, mais Lysandre voyait ce qu’elle voulait cacher : le trouble, le désir, le doute. — Amarys… murmura-t-il, lentement, sa voix pleine d’intensité. — Lysandre, arrête. Je n’ai pas besoin de… jeu de séduction, répondit-elle, le ton sec mais le cœur battant plus vite qu’elle ne voulait l’admettre. Il sourit légèrement, s’approchant un peu, mais sans franchir la distance qu’elle imposait. — Ce n’est pas un jeu. Je veux juste que tu comprennes… que je suis ici pour toi. Pas pour le contrat, pas pour la famille, mais pour toi. Amarys baissa les yeux. Elle voulait croire ses mots, mais la trahison, le mensonge de Selena, et son propre passé lui imposaient une barrière invisible. Soudain, le calme fut brisé par un rire léger et moqueur. La porte du salon s’ouvrit avec un bruit sec, et Victor Salazar entra, élégant, confiant, chaque mouvement parfaitement calculé. Son regard se posa directement sur Amarys, et elle sentit un frisson parcourir sa colonne vertébrale. — Amarys, je n’ai jamais cru à l’idée de partir définitivement… dit Victor en s’avançant, un sourire charmeur aux lèvres. — Victor… souffla Amarys, un mélange de surprise et de confusion dans la voix. Lysandre sentit la colère monter, mais il reprit rapidement le contrôle de lui-même. Il savait que la vraie bataille n’était pas physique… mais émotionnelle. Victor continua : — Je suppose que tu pensais être tranquille ici, avec ton beau Lysandre pour te protéger… Mais moi, je suis revenu pour te montrer que je ne compte pas rester dans l’ombre. Amarys sentit son cœur se serrer. Lysandre et Victor se tenaient là, deux forces opposées, deux hommes capables de tout… et elle se retrouvait prise au piège, incapable de choisir, incapable de résister. — Tu crois vraiment que je vais… succomber à tes charmes ? demanda-t-elle, sa voix tremblante de colère et de désir mêlés. — Oh, je ne crois pas, dit Victor en s’approchant légèrement. Je sais. Et je compte bien te le prouver. Lysandre intervint alors, la voix basse mais glaciale : — Victor, recule. Ce n’est pas ton jeu. Et elle n’est pas à prendre. Mais Victor ne recula pas. Au contraire, il s’approcha d’Amarys, doucement, avec une confiance qui faisait bouillonner Lysandre de rage. — Peut-être que je ne la prendrai pas… à toi, Lysandre. Mais je vais simplement lui rappeler ce qu’elle ressent vraiment… et ce qu’elle veut vraiment. Amarys détourna le regard, mais elle sentit son corps répondre malgré elle à la proximité des deux hommes. La tension était palpable, électrisante. — Lysandre, dit-elle enfin, la voix tremblante, arrête… arrête ce jeu. — Ce n’est pas un jeu, répéta Lysandre. Mais si tu refuses de me laisser prouver ce que je ressens… alors tu laisses Victor entrer dans ton cœur, ajouta-t-il avec un calme menaçant. Amarys sentit la peur et le désir se mêler dans sa poitrine. Elle voulait se libérer de la tension, mais chaque mot, chaque geste, chaque regard l’entravait davantage. Selena, qui se tenait dans l’ombre d’un couloir, observait la scène avec un sourire cruel. Tout se déroulait exactement comme elle l’avait planifié. Les émotions d’Amarys étaient manipulées, Lysandre se consumait de jalousie, et Victor… bien, Victor servait parfaitement son objectif : souligner la fragilité du lien entre eux. Lysandre comprit alors que la seule façon de reconquérir Amarys n’était pas simplement de parler ou de brandir le contrat. Il devait la toucher là où elle avait peur et désirait le plus, sans jamais perdre son calme, sans jamais montrer la moindre faiblesse. — Écoute-moi, Amarys, murmura-t-il, s’approchant juste assez pour que son souffle frôle son oreille. Je ne laisserai jamais personne… ni Selena, ni Victor… ni même toi, si tu décides de me repousser… me voler ce qui est à moi. Amarys sentit son souffle se couper. Elle voulait résister, mais elle savait déjà, dans un coin de son cœur, que la guerre venait de commencer… et qu’elle allait être longue, dangereuse, et irrésistiblement passionnée.
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