XIII Le Lodging-house Sir Francis Burdett était un de ces orateurs merveilleux dont la parole ardente à la fois et musicale oblige à l’attention profonde les auditeurs même les plus prévenus. Depuis longtemps d’ailleurs, il s’était préparé à l’éventualité dans laquelle il se trouvait en ce moment placé ; il savait d’avance comment il convenait de s’exprimer en s’adressant directement au peuple. Les quelques phrases qu’il venait d’entendre prononcer par Watson, le succès qui s’en était suivi, ainsi que les procédés employés pour y arriver, lui avaient donné la mesure des moyens oratoires les plus propres à frapper l’imagination des masses, à se les attacher, à leur plaire, à les dominer. Avec une surprenante facilité, doublée de cet aplomb que donne l’habitude de la parole ; avec la con

