LE NOMBRIL ET LA LOUPE IUN QUI SE PAYAIT une bouille tout ce qu’il y a de pas racontable, dans le genre « eh les gars vous savez pas laquelle ma femme s’est tirée avec le pompiste », c’est Picoulet en revenant de son bureau. Sa femme s’était pas taillée avec le pompiste (entre nous, ça se comprendrait), mais elle était venue sa femme pendant qu’on discutait au salon l’avertir que Masson – ce faux c*l de Masson enfin ! – l’appelait lui le zig Picoulet au téléphone de Paris. On va trouver que je fais pas dans la dorure avec mes potes, mais faut savoir qu’à la rédaction la règle fondamentale est de tout s’envoyer tel quel à la hure, histoire d’éviter précisément ce qu’il y a de plus gerbant dans le marigot littéraire romand : l’hypocrisie, les bonnes intentions, la petite prose bien léché

