Chapitre 6John frappa à la porte. Quatre coups, comme ils en avaient convenu. Elle lui ouvrit. Elle était vêtue d’une abaya de soie dont la blancheur immaculée rayonnait d’une tonalité inattendue. Aucune transparence. Au premier abord, sa tenue n’avait rien d’équivoque et pourtant, la couleur de l’innocence la recouvrait d’un halo sensuel. Si le noir était la couleur de la nuit, ce soir, le blanc de la soie viendrait la troubler. John ne put s’empêcher de la contempler, comme s’il avait eu une apparition. Qatarina le pria d’entrer et lui saisit doucement le bras. Le vaste salon de la maison familiale résonnait de leurs voix murmurées. — Tu es sûre que nous sommes seuls, Qatarina ? — Absolument certaine. — Je ne suis pas tranquille. Et si tu avais une visite, une de tes amies par exempl

