Lize s’en alla troubler. Jamais, elle n’a vécu de situation pareille. Martin… C’est un homme bien intriguant, capable de déstabiliser n’importe qui.
Sur le chemin du retour, Lize profita pour acheter de quoi diner. Cette journée d’essai fut éreintante. Et dire qu’ils ne sont que dimanche.
Lize s’arrête à une supérette et achète des chips et de l’eau. Ça lui servira de diner.
Arrivée à son immeuble, Lize voit le propriétaire, balai en main, arrêté en face de son appart. Cet homme la met vraiment mal à l’aise.
_Bonsoir monsieur !
_Oh… Bonsoir mademoiselle ! Je vous croyais déjà rentée. Vous en avez mis du temps.
_Euh… Oui. Je viens d’arriver. Lize répondit tout en essayant d’ouvrir la porte de son appart. Elle se précipite tellement que sa clef tomba.
_Ne soyez pas si pressée mademoiselle, je ne vais pas vous mordre. Attendez que je vous aide.
Le propriétaire se baissa au même moment que Lize pour ramasser sa clef. Cependant, Lize fut plus rapide et au lieu de la clef, le propriétaire attrapa la main de Lize.
_Vous avez la main plutôt douce dit donc. Dit le propriétaire en caressant de son pouce la main de Lize qui tenait la clef.
Lize senti un frisson désagréable traverser tout son corps et arracha brusquement sa main de celle du propriétaire.
_Excusez-moi monsieur, mais j’ai des choses à faire. Répondit-elle en insérant enfin la clef dans la serrure.
_Bonne soirée mademoiselle.
Lize entre dans son appartement et referme brusquement la porte à double tours.
Elle jeta à terre tout ce qu’elle portait son sac ses chaussures son haut et son pantalon. C’était comme si elle en était allergique ou qu’ils allaient exploser sur elle. Elle se précipita dans sa salle de bain et fit couler l’eau froide sur elle.
Elle n’arrive jamais à tenir cette promesse qu’elle s’est faite de ne plus pleurer. Alors, comme échappatoire, elle laisse ses larmes se confondre à l’eau du robinet. Avec son savon, elle frotte son corps frêle comme si sa vie en dépendait.
Une fois sa douche terminer trente minutes plus tard, Lise se dirigea vers le lit et se coucha s’en prendre le temps de s’habiller et s’endormit sur le champ après s’être recoquillé dans sa couverture.
Le lendemain, Lize se fait réveiller par la sonnerie de son téléphone.
_Quelle heure peut-il bien être ? Se demanda-t-elle en cherchant son téléphone pour mettre fin à ce vacarme qu’il crée.
Son téléphone affiche 6h du matin.
_Il est 6h, se dit-elle en se dirigeant à nouveau vers son lit.
_Oh, il est 6h ! S’écria-t-elle en sautant de son lit et en courant à sa salle de bain.
Apres une douche rapide, Lize porta un jean avec haut et s’en alla pour la maison de Martin.
_Pourvu que je ne croise pas le p…
_Bonjour Mademoiselle, vous êtes bien matinale.
C’était son propriétaire qui venait de la saluer. Elle qui priait pour ne pas le croiser… C’est comme s’il n’y avait qu’eux deux dans l’immeuble. Lize respira un grand coup et avec un sourire vraisemblablement forcé comme elle a appris à le faire, elle répondit :
_Oh Bonjour monsieur !
_Vous sortez encore ? Où est-ce que vous allez de si bon matin ?
Lize n’a pas vraiment envie de lui répondre. Cependant, elle a l’impression qu’il ne la laissera pas partir sans une réponse. Alors, elle répondit :
_J’ai trouvé un travail… Et, là, je suis en retard…
_Ah bon !
_Oui, je dois vraiment y aller.
Lize s’en alla s’en même donner le temps à son propriétaire de répliquer.
Elle arriva devant la porte de Martin à 7h pile.
Elle sonna et presque automatiquement, Martin lui ouvrit la porte.
_Tu en as mis du temps. C’est vrai que j’ai dit 7h, mais ce n’est pas une raison pour vraiment arriver à 7h. Je ne tolèrerai pas ce genre de retard une prochaine fois. Dit-il d’un air assez sérieux.
_Je vous présente mes excuses monsieur. J’ai eu une nuit assez difficile et mon propriétaire ne voulait pas me lâcher ce matin.
_Je vois… Monte te préparer. Lui ordonna-t-il.
Lize monta, et entra dans la chambre voisine à celle de Martin. Elle vit sur le lit un ensemble tailleur pantalon qu’elle avait essayé la veille. Elle l’enfila aussi rapidement que possible, ainsi que les chaussures mocassins qui accompagnait l’ensemble.
Lorsqu’elle sortit de la chambre, elle tomba nez à nez avec Martin.
_Oh excusez-moi monsi…
Martin venait de lui attraper le menton, ce qui lui coupa la parole. Il la regarde ou plutôt, il inspecte son visage pendant quelques secondes et dit :
_Tu devrais mettre un peu de far à paupières ainsi que du rouge à lèvres. Tu fais penser à une personne malade.
Lize voulait baisser la tête de honte, mais ne le put et doit soutenir le regard de Martin qui lui tenait encore le menton.
_Nous passerons dans une boutique ce matin. Dit Martin en lui lâchant enfin le menton et prenant l’escalier pour descendre.
Lize le suivit immédiatement et ils sortirent de la maison. Une voiture y était garée avec un homme aussi tiré à quatre épingles.
_Bonjour Martin. Mademoiselle… Dit l’homme en inclinant légèrement la tête.
_Bonjour Stéphane. Je te présente Lize, ma nouvelle secrétaire.
_Enchanté Lize !
Lize sourit en guise de réponse avant de monter dans la voiture blanche après Martin.
_Nous allons acheter de quoi rendre ma secrétaire présentable, Stéphane. Dit Martin en regardant son téléphone.
_C’est compris.
Stéphane démarra le véhicule et après une dizaine de minutes à traverser la ville, il s’arrêta devant un bâtiment qui respirait le luxe. C’est une boutique de vêtements et d’accessoires. Stéphane ouvrit la portière pour Martin et Lize. Martin entra dans le bâtiment d’une manière assuré et comme l’habitué qu’il est. Lize le suivait d’un pas hésitant par contre.
Une femme vint à leur rencontre. Elle est grande, habillée d’une robe bien repassée et coiffée d’un chignon qui ne laisse dépasser aucune mèche de cheveux.
_Bonjour Martin ! Comment vas-tu aujourd’hui ?
_Bien Helen. Voici Lize, je te l’ai confié. Fait un truc simple qu’elle pourra reproduire facilement s'il te plait.
Helen regarda Lize de haut en bas et de bas en haut en plissant les yeux.
_Fais confiance à l’experte, dit-elle en tournant les talons.
Elle marcha jusqu’à une table avec un grand miroir lumineux et trois chaises. Elle tira une chaise et invita Lize à y prendre place. Elle prit une barrette pour maintenir les cheveux de Lize en arrière avant de lui dire
_Soit bien attentive, tu veux, tu pourras t’exercer plus tard et maitriser le coup de poignet.
Encore une fois, Lize ne dit rien et sourit juste. Helen se retourna et se dirigea vers une étagère sur laquelle était posé toute une panoplie de produit de beauté