Il remua la queue lorsqu’il fit son maître arriver. L’enfant blême de terreur ne pouvait s’enfuir. Il attendit son châtiment. La bave mousseuse de l’animal lui coulait le long du bras. Raoul avait hérité de ce grand domaine réservé à la maïsiculture, dans les landes. Peu travailleur, voire carrément paresseux, il n’avait conservé à la mort de ses parents, que le grand verger, objet de toute sa passion. Peu doué dans la gestion du patrimoine, il avait réussi à congédier chacun des ouvriers agricoles pour faute professionnelle et réalisait ainsi une excellente opération financière au niveau des indemnités de licenciement. Sa propriété de quelque quarante hectares se recouvrait de ronces et d’herbes folles, mais il n’en avait cure, bientôt, sa terre allait devenir constructible. Il attendai

