Une gerbe de sensations confuses assaille Flambeau. Il s’arrête brutalement. Il y a là le cerf aux abois, qui fait front, menaçant, sans autre choix que de mourir dans une lutte sauvage. Il y a là aussi l’effet étrange de cette présence des enfants, effluves parmi lesquels il démêle difficilement une identité particulière, une ligne d’apaisement qui noue sa résolution et son propre acharnement. Il hésite et, derrière lui, à hauteur de la digue, la meute hésite, elle aussi. Le grand cerf, aveuglé par la fureur, tourne sa panoplie de dagues vers les enfants. Alors, le loup bondit. La bouffée d’air portant l’odeur de la poudre a précédé d’un éclair à peine le tonnerre tonitruant, déchirant, de la détonation dont l’écho roule sans fin sur les eaux de l’étang. * Le premier à avoir rejoint la

