XVArrivés au Taureau, le pont-levis et la grande porte passés, nous nous rendîmes directement au rez-de-chaussée de la Tour Française. La trappe d’accès au sous-sol était là, fermée par un lourd cadenas. Nous en fîmes sauter les pitons sans trop de difficulté. Un petit escalier de pierre donnait accès à une vaste pièce sans ouverture, sombre et qui sentait l’humidité et le salpêtre. Nos lampes électriques éclairaient les murs nus et le sol inégal. Nous étions au niveau de la roche même du Taureau. Nous nous mîmes à inspecter les lieux. Tout de suite, une évidence nous sauta aux yeux : des hommes avaient vécu là récemment. On percevait une vague et légère odeur de tabac. J’y étais infiniment sensible, n’ayant, pour ainsi dire, jamais fumé de ma vie. Dans un coin, plusieurs bouteilles d’eau

