VIJe me précipitai donc à Carantec. J’avais garé ma voiture sur la petite place, auprès d’un canon sur son affût, restauré et exposé là et qui avait été remonté d’une épave engloutie non loin du château du Taureau, “L’Alcide”. Ce bateau corsaire de Saint-Malo, voulant se réfugier en baie de Morlaix pour échapper à une violente tempête, avait heurté un rocher auprès de l’île Ricard et coulé en quelques minutes. Quelques rares marins avaient réussi à gagner le château du Taureau à la nage. Tous les autres furent noyés et la côte était jonchée de cadavres. À la mairie de Carantec, je m’étais adressé au service des objets trouvés. On m’apporta dans un sac en plastique un livre mouillé et très abîmé. C’était bien L’Éternité par les astres, l’ouvrage écrit par Auguste Blanqui au château du Taur

