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1028 Words
**CHAPITRE 07** À côté de lui, il y a deux autres hommes. L’un d’eux a des cheveux bruns foncés coiffés en désordre et rasés sur les côtés. Je remarque aussi que l’un de ses yeux est d’une couleur châtain clair, tandis que l’autre est d’un bleu glacial perçant. L’autre a des cheveux blonds foncés ramenés sur un côté de son front. Il a des yeux marron foncé et porte, lui aussi, des lunettes à monture noire. Sans oublier qu’ils sont tous les deux musclés et bien bâtis. Je ne remarque même pas que je les fixe avec des yeux écarquillés jusqu’à ce que le blondinet s’éclaircisse la gorge, ce qui me fait baisser rapidement les yeux. Les nerfs commencent à picoter dans mon corps, et mon cœur s’accélère. — Es-tu la fille de la semaine ? demande-t-il avec suffisance. Je lève rapidement les yeux, remarquant que c’est toujours le blondinet qui parle. Qu’est-ce qu’il veut dire par « la fille de la semaine » ? Ils me sourient tous d’un air diabolique, tandis que je les regarde, confuse. Qu’est-ce qu’ils sous-entendent ? Que pensent-ils ? — Non ? dit le blondinet en s’approchant de moi. — Sébastien, laisse la pauvre fille tranquille, dit celui aux yeux multicolores. Sébastien, car c’est ainsi qu’il s’appelle, n’arrête pas sa course vers moi. Je reste figée, ne sachant où aller, paralysée par la peur. Peu importe à quel point ces gars sont séduisants, je ne fais pas confiance aux hommes. — Relax, Koda, dit-il en s’arrêtant à quelques centimètres de moi. Son haleine mentholée effleure mon visage alors qu’il me domine de sa hauteur. Il pince doucement une mèche de mes cheveux longs, qui m’arrivent à la taille, entre ses doigts. Je ferme les yeux, craignant ce qu’il pourrait faire ensuite, me préparant à tout coup inattendu. — Pourquoi ton visage est-il si meurtri ? murmure-t-il, plus à lui-même qu’à moi. Je ne pense même pas qu’il sache qu’il l’a dit à voix haute, parce que lorsque j’ouvre lentement les yeux, il regarde toujours mon visage, perdu dans ses pensées. — Vraiment, Sébastien, je pense que tu devrais reculer avant de… commence Jared avant d’être interrompu par un grognement bas, profond et menaçant venant de derrière moi. Je sursaute en entendant ce son animal. Je sais immédiatement qu’il s’agit de Greyson. J’ai déjà entendu ce même grognement. Sébastien cesse immédiatement de caresser mes cheveux et recule précipitamment. Soudain, je sens un bras m’entourer la taille. Je lève les yeux et je vois Greyson qui fixe Sébastien. Ses yeux semblent plus sombres qu’avant, mais c’est peut-être dû à l’éclairage. J’essaie de me dégager de l’emprise de Greyson, mais il me serre tellement fort que je n’ai aucune chance de m’échapper. — Bon sang, Grey ! Tu n’aurais pas pu y aller un peu plus doucement avec elle la nuit dernière au lit ? plaisante à moitié Sébastien, mi-sérieux. Je baisse les yeux, sentant instantanément mes joues rougir. Il est évident qu’il ne sait pas ce qui s’est passé avec la t*****e et tout le reste. Il pense aussi que Greyson et moi avons couché ensemble ? Oui, bien sûr, quelle blague. — S’il te plaît, Sébastien, grogne Greyson, ses yeux s’assombrissant de plus en plus. Explique-moi pourquoi j’aurais battu son visage noir et bleu pendant l’amour ? Hein ? Je ne l’ai pas fait, grince-t-il entre ses dents, furieux. Il me rapproche encore plus contre lui, et je sens littéralement son corps trembler de colère. Soudain, les yeux de Sébastien s’écarquillent et il se tourne lentement vers Jared et Koda, qui sont derrière lui. Attends… Greyson a dit qu’il allait parler à Jared hier soir après avoir vu ma détresse face à mes blessures. Est-ce qu’il a frappé Jared ? Jared rit bruyamment lorsque leurs regards se croisent. Il roule des yeux et sort de la pièce d’un pas rapide. Bien, une personne de moins dont je dois m’inquiéter. Greyson tremble de rage, ses doigts serrant le tissu de ma chemise au niveau de ma taille. Heureusement qu’il serre le tissu et pas ma peau. S’il ne se calme pas, je n’ai aucune idée de ce qu’il pourrait faire. Il pourrait littéralement arracher la tête de Sébastien avec cette fureur qui l’envahit. Greyson inspire profondément plusieurs fois, et ses yeux reprennent lentement leur teinte bleue profonde. Graduellement, son emprise sur mon tee-shirt se relâche, et il appuie sa paume sur le bas de mon dos. C’est ma chance. Je profite de l’ouverture pour me dégager de son emprise. Je me tiens à l’écart et je regarde tout le monde se diriger vers la nourriture. Mais je recule d’un pas, cherchant discrètement la porte. Peut-être que c’est ma chance de m’enfuir. Ma tête pivote dans l’autre sens lorsque j’entends quelqu’un s’éclaircir la gorge. — Viens manger, tu as besoin de nourriture, dit doucement Greyson en me faisant signe d’approcher. Je déglutis bruyamment et m’avance timidement vers lui. Du coin de l’œil, j’aperçois Koda et Sébastien, bouche bée devant Greyson. Greyson s’approche d’eux et leur donne une petite tape sur la tête, les faisant refermer leurs bouches. Il leur chuchote quelque chose que je ne parviens pas à entendre. Après cela, ils affichent tous un grand sourire. Mais, à ma grande surprise, Koda initie une accolade fraternelle. Vous savez, ce genre de câlin où on se tape dans le dos une seconde avant de se séparer. Sébastien fait de même, alors qu’il y a une seconde, Greyson était à deux doigts de l’é*****r. Je me détourne avec ma pile de crêpes. Je ne veux pas que quelqu’un s’énerve ou soit en colère à cause de moi. Je dois obéir à leurs demandes. C’est le meilleur moyen de sortir d’ici sans être blessée davantage. Mais soudain, ma taille cogne violemment contre le bord de la table en marbre, me coupant le souffle et envoyant mes crêpes valser. Tout se passe au ralenti. Je vois mon assiette quitter mes mains, mes crêpes, dans toute leur gloire, s’écraser au sol. Mon assiette se brise dans un fracas assourdissant tandis que mes crêpes s’éparpillent sur le sol. Je ne sais pas pourquoi, mais ça me met hors de moi.
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