CHAPITRE VINGT-DEUX Sophia essayait de se battre contre les effets de la poudre que la sorcière lui avait lancée au visage, de résister à ce désir puissant de s'allonger, de dormir, de rester immobile pendant que la femme qui portait le corps de Kate comme un manteau s'en servait pour l'assassiner. Cependant, elle avait beau résister, ça ne suffisait pas. Elle ne pouvait pas bouger, ne pouvait pas appeler à l'aide, ne pouvait que rester allongée là où elle était. “Inutile d'essayer de résister”, dit Siobhan par la bouche de Kate. Elle sortit une fiole de contenant un liquide à l'odeur forte, rouge comme le sang, et ses mains se mirent à ressembler à celles d'un assassin quand elle étala le liquide dessus. Elle sortit un couteau incrusté de runes et recouvert de sceaux. “J'ai pris ça à

