Le retour de ma femme.

2168 Words
ÉPISODE 02 Après avoir reçu la lettre de Irfane je ne sus quoi lui répondre donc j’ai décidé d’ignorer sa lettre, je me sentais trop mal et quelque peu frustré et insulté. Qu’est-ce que cela pouvait bien signifier ? Pour qui me prenait-elle ? Sont les questions qui gouvernaient mon week-end. Et voilà le lundi venu, il fallait que j’aille bosser moi. J’ai donc pris ma voiture et je me suis mis en route, c’était sans compter sur le réservoir d’essence bientôt vide, que je n’avais pas pris la peine de vérifier tellement j’étais troublé par la situation, bref me voilà sur le chemin de mon service lorsqu’à juste deux kilomètres, la voiture s’arrêta net au milieu de nulle part. Pas la moindre station de gasoil aux alentours, me voilà dans de beaux draps, j’ai fermé les vitres de ma voiture pour que personne ne m’entende et j’ai hurlé à plusieurs reprises « MERDE ! MERDE ! MERDE ! » Puis j’ai repris mon calme, et j’ai compris qu’il ne servait à rien d’hurler comme un chien de la casse. J’ai donc à contre cœur décidé de marcher tout cravaté dans une chaleur insoutenable, jusqu’à la station la plus proche, j’ai erré un moment, puis enfin, me voilà devant une de ces maudites stations qui pompent mon argent chaque fois que je veux sortir. Les créateurs d’automobile auraient dû penser à les créer indépendantes de ce maudit gasoil ! J’arrive donc à la station et j’expose la situation tout en sueur à cause de la chaleur au vendeur qui me regarde de travers, mais bon je le comprends, mon parfum s’est mélangé à ma sueur et ce n’est pas très agréable à sentir, malgré tout j’arrive à convaincre le vendeur de me suivre jusqu’à la voiture, il me propose donc de faire le trajet en voiture parce que à pied ça serait vraiment pénible. Evidemment cela en échange d’une compensation que je lui verserai pour qu’il puisse remettre du gasoil dans son pick-up. Nous voilà arrivés, il me recharge le réservoir à l’aide de son vieil entonnoir et je le paie, puis je reprends ma route. Malheureusement l’heure est passée, je suis en sueur il est bientôt 10h, c’est sûr je n’y échapperai pas je vais me faire licencier. Arrivé au boulot tout le monde me dévisage comme si j’avais de la crotte sur mes vêtements, tant pis je ne me laisserai pas intimider. Du moins, jusqu’à ce que j’aperçois ma patronne qui me fixe et me lorgne je sens une vague d’animosité qui bouillonne en elle. Quel lundi noir !!! Pourquoi ça n’arrive qu’à moi ?! Finalement ma patronne ne dit pas un mot et retourne dans son bureau. Je me suis senti excusé, j’étais inquiet mais quelque peu rassuré qu’elle n’ait rien dit. Où est ce que je me croyais ? Dans le salon de mes parents peut-être ? Quelques minutes après m’être assis, Fabrice vient m’informer que ma patronne me demande, séance, tenante toute affaire cessante dans son bureau/. Ma gorge se resserre, mon cœur bat vite, cette sorcière que peut-elle bien vouloir de moi ? Ma journée est déjà assez pourrie. Je me lève de ma chaise et je me dirige dans son bureau, je sens déjà qu’elle va me licencier. Chose qu’elle ne manquera pas de faire. Mais ce n’est pas tout, elle me licencie avec un ton des plus froids, aussi froid que de la glace d’Antarctique. Voyant que je la supplie de renoncer à sa décision, elle tente d’user de la situation, me dit d’approcher et elle écarte ses cuisses sous sa jupe ovale. Elle me dit « baisse toi et brosse toi les dents. » Elle me prend pour qui même ? Certes je suis nécessiteux mais pas au point de bruler ma fierté d’homme à ce point. Puis, je suis marié de toute façon, elle s’est trompée d’homme celle-là, sans dire un mot je suis sorti de son bureau, j’ai pris mes affaires et je suis rentré chez moi, je voyais mes collègues se moquer et ricaner de mon renvoi, lorsque je faisais mes affaires. Quelle humiliation ! Qui pourrait accepter ça ? Une fois rentré, je me suis jeté sur mon vieux lit et j’ai repensé à tous les évènements jusque-là, mais c’était sans compter sur le cauchemar qui m’attendait le lendemain. Être fidèle ? Plus jamais de ma vie je ne commettrai cette erreur. Le lendemain, un mardi matin, alors que je me fais mon netflix and chill dans mon canapé, qui vois-je débarquer ? C’est ma femme Irfane, elle est revenue de voyage après 5mois d’absence. Grande est ma surprise lorsque je m’avance pour l’accueillir et que je découvre son ventre anormalement ballonné. Qu’est-ce que cela peut bien signifier ? Je pense déjà au pire ou du moins j’ai compris ce qu’il s’était produit. Je me retiens de parler et je retourne m’asseoir dans le canapé. Elle se précipite alors vers moi et me demande de la pardonner. Ma femme pour laquelle j’ai perdu mon emploi, ma dignité m’a fait cocue et qui plus est attend l’enfant de quelqu’un d’autre qu’elle ne connait même pas ??? Mon cœur bat, il bouillonne je suis plein de colère ! J’aurais pu la tromper à de nombreuses reprises et de nombreuses occasions car il n’y avait pas que ma patronne qui me faisait des avances, deux autres de mes collègues voulaient également de moi Pauline et Carole, ces deux sorcières. Comment est-ce que je pourrais prendre la situation ? Elle est sur le point de me toucher, mais quelle audace ! Une salie comme elle ! Jamais de la vie. D’un geste franc je me lève et je lui demande de sortir immédiatement de chez moi et de ne plus jamais chercher à me revoir. Quelle audacieuse ! Elle ose encore expliquer ! Je ne voulais déjà pas d’un enfant, mais si en plus c’est celui d’un autre, autant qu’elle dégage ! J’ai l’air d’être le père noël moi ? Je n’ai même plus d’emploi à cause d’elle. Il m’a fallu faire un scandale pour qu’elle sorte de chez moi cette paresseuse, ingrate et infidèle. Mon ami Fabrice avait raison me voilà maintenant Célibataire, en dépression et sans emploi. Que vais-je donc faire ? Il me faut une activité ou de l’argent, j’ai cogité des jours et des jours chez moi à me prélasser et à ne rien faire du tout. Mais la chance va peut-être me sourire. Après tout je n’ai fait de mal à personne. Pourquoi le sort s’acharne-t-il autant sur ma pauvre existence ? Mais, effectivement la chance toque à ma porte ! Lorsque, frustrée, de voir que je ne cédais pas à ses avances vulgaires, même sous la menace de perdre mon emploi, ma patronne, Madame Anissa prit l’initiative de venir me rendre visite et demanda à Fabrice de m’en prévenir, puis un jour, elle vint enfin chez moi. J’avais une de ces envies de lui fracasser un truc sur la tête lorsque je l’ai vu sortir de sa luxueuse voiture, avec son sourire niet et ses vêtements d’allumeuse. Mais bon, il faut bien gagner sa vie et je comptais me servir d’elle pour y arriver. Elle se présenta à moi et me demanda si elle pouvait entrer, je ressentais un grand besoin de lui foutre une savate dans le son derrière tumultueux et de la voir culbuter jusqu’à sa voiture, mais bon, j’ai malgré moi accepté qu’elle entre et je lui ai servi un jus de fruit, comme cela se fait lorsqu’on reçoit un invité. Après s’être délectée de son verre de jus de fruit ma patronne s’avança vers moi. Elle m’a dit qu’elle n’avait jamais vu d’homme comme moi, qu’elle ne sait pas comment s’y prendre pour que j’accepte ses avances, qu’elle en avait marre et qu’elle était même prête à me redonner mon poste d’antan si je lui accordait ce qu’elle désirait depuis si longtemps. Qui ? Moi ? Elle me connait mal celle-là ! Hors de question de redevenir un vulgaire assistant secrétaire et de regagner durement le même salaire de misère qu’avant, en me donnant à elle. Je me suis donc levé et je lui ai demandé de partir, elle insistait pour rester et se mit à se déshabiller et me montrait ses lolos, je n’ai pas eu le choix, je l’ai donc menacé de faire un scandale si elle ne partait pas dans la minute même de chez moi ! Elle s’est rhabillée et m’a laissé sa carte, avant de retourner à sa voiture, pour que je l’appelle. Hors de question ! Elle se prend pour qui même ? Je la tenais enfin, sachant qu’elle me rendrait visite, par précaution j’ai caché un magnétophone sous le canapé et tout ce qu’elle disait était enregistré. Je pouvais l’étouffer convenablement et lui faire me verser une grosse indemnité si j’entamais une procédure judiciaire, pour harcèlement sexuel. Mais je ne suis pas fou non plus, elle est riche, et m’écraserait immédiatement avec ses sept mille avocats, tous aussi menteurs les uns que les autres, mais je savais que les enregistrements pourraient me servir autrement un jour ou l’autre, donc je les ai précieusement gardé quelque part. Deux semaines plus tard, n’ayant pas de nouvelles, pas d’appels, pas de messages, pas le moindre signe de vie, ma patronne décida à nouveau de se rendre chez moi, je l’attendais impatiemment d’autant plus que la fin du mois approchait et qu’il fallait que je paie mon loyer ! Sinon c’est un coup de pied dans le derrière qui me jetait à la rue, mon propriétaire ne m’appréciait pas vraiment. Tout se passait comme prévu, mais, cette fois ci ma patronne me raconta autre chose à savoir qu’elle ne pouvait plus se retenir, elle avait essayé de se satisfaire avec d’autres hommes, mais impossible disait-elle de le faire avec quelqu’un d’autre, elle me voulait. Après l’avoir écouté, je lui ai dit que je verrai si ça m’intéresse d’accepter ses avances, mais je lui ai imposé une condition, il fallait déjà qu’elle me nomme directeur dans un des nombreux postes et services qui meublent son entreprise, elle s’en pressa d’accepter, et pour lui garantir que j’allais tenir ma promesse je lui ai fait une galoche, puis elle est repartie, non je rigole. Je lui ai fait revivre la même chose qu’elle m’avait fait vivre plus tôt il y a quelques semaines, j’ai baissé mon pantalon et mon froc puis je lui ai dit « baisse toi et brosse toi les dents », à la différence que cette fois, elle, elle l’a fait, chose qui m’agaçait parce qu’elle aimait ça et je ne cherchais pas à lui faire plaisir. J’ai donc remis mon calbut et mon pantalon, puis je l’ai raccompagnée à la porte. Le mercredi matin, elle me téléphona très tôt pour me dire que j’étais le nouveau directeur de la communication de son entreprise, gros poste va avec gros salaire, j’étais joyeux, fini les galères. Ainsi le lendemain, après une longue et agréable nuit de sommeil, une bonne douche, un bon repas, je me suis vêtis convenablement d’un costume trois pièces taillé en tissus locaux, et je me mis en route pour accueillir mon nouvel emploi. A mon arrivée, c’est tout le service qui fut ébahi, voire même déçu de me voir revenir, ils savaient que j’étais maintenant plus important qu’eux, leur supérieur hiérarchique. Ceux qui s’étaient moqués, ces mêmes-là me saluaient avec les plus grands respects et faisaient leurs sourires de vipères, j’en fis de même, je n’allais pas les rater. A malin-malin et demi comme on dit. Bref je m’avançais vers mon nouveau bureau, et cela me paraissait étrange de ne pas croiser ma perverse de patronne. À l’instant même où j’ouvre mon bureau, je la découvre là, sur la table, en train de se trémousser comme une vieille limace. Mais c’est quoi son problème ? Rapidement j’ai fermé la porte du bureau à double-tour de peur qu’on ne nous surprenne et je lui ai demandé de se ressaisir et qu’on aurait notre moment d’ébats sexuels plus tard, elle insistait, je lui ai mis une fessée violente pour la mettre en colère et la faire partir mais au contraire, elle n’était que plus excitée. Mon Dieu, que signifie tout ça ? Moi Saïd BOUSSARI je ne lui donnerai jamais de sexe. Je comptais bien l’embobiner et me hisser au sommet de la hiérarchie de l’entreprise pour la dégager ensuite et la déposséder. Mais je savais que ma patronne était très maligne et que ça ne suffirait pas, il fallait forcément que de temps en temps je lui visite la corbeille, à cette femme perfide qui était à deux doigts de m’enterrer financièrement il n’y a pas si longtemps. Bref avec le temps tout semble aller comme prévu mais c’est sans compter le retour, encore une fois de ma vielle femme infidèle, paresseuse et ingrate qui veut s’attirer mes faveurs maintenant que je suis quelqu’un d’important. Si seulement elle savait ce que je lui réserve…
Free reading for new users
Scan code to download app
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Writer
  • chap_listContents
  • likeADD