III Et maintenant voici la nuitDans les salons, Ovilla suivait d’un regard passionné et jaloux la danse de Diane et de Paolo. La tranquille audace avec laquelle la jeune femme affichait le plaisir qu’elle prenait au bras de ce danseur privilégié stupéfiait autant qu’elle irritait le père de Giuseppe. Encore là, il essaya de se raisonner : n’avait-il point mérité qu’elle lui fît payer d’une juste souffrance, comme les femmes excellent à en infliger aux maris ombrageux, son inqualifiable attitude de l’après-midi ?… Les plus honnêtes épouses n’hésitent point devant cette petite torture qui les venge, en même temps qu’elle prépare la soumission du jaloux, crise salutaire qui aboutit généralement à des transports où le tiers, cause première de la plus ardente querelle, finit par être tout à f

