VI Le jeu de l’amour et de la mortOvilla, après avoir promené son égarement au plus profond du parc où il s’était caché comme un voleur, regagnait sa chambre solitaire, hautain et désespéré, lorsqu’il fut tiré de son affreux cauchemar par le petit Giuseppe, rencontré au coin d’un corridor. Que faisait là cet enfant, à cette heure où les premiers rayons du jour bleuissaient les vitres des hautes fenêtres en ogive ? Peut-être ne le lui aurait-il pas demandé, tant les images du monde extérieur lui apparaissaient comme falotes, inconsistantes, vains reflets ; mais l’enfant parla, et c’est ce qui le sortit de sa stupeur : – Je suis resté à l’auberge, à cause de Canzonette qui est bien malade ! Chose singulière, Ovilla parut soudain comme réveillé. La nouvelle d’une maladie du Petit Chaperon

