L’abbé Gondrin passa rapidement sur les compliments, afin de savoir à quoi il pourrait être utile. – Dans une pensée que je veux croire charitable, répondit le jeune savant, on vous a parlé hier de l’état de mon âme. Ceux qui y lisent si couramment sont mieux que moi au fait de mon for intérieur ; car, depuis quelques jours, je me sens animé de mouvements inexpliqués et inconnus. Jamais je n’avais douté de Dieu, mais, au contact de cet infini où il a permis que ma pensée allât suivre la trace d’un de ses ouvrages, il semble que j’aie recueilli de lui une notion moins confuse et plus immédiate, et je me demande si une vie droite et honnête est le seul hommage que sa toute-puissance doive attendre de moi. Néanmoins, des objections sans nombre s’élèvent dans mon esprit contre le culte dont v

