– Une femme ? répondit Cérizet du ton le plus naturel, pas que je sache. – Si, une étrangère, assez jeune et assez jolie, que tu as dû rencontrer dans la famille de la future, à laquelle elle paraît très ardemment dévouée. – Jamais, dit Cérizet, il n’a été question d’une femme dans cette négociation ; j’ai toute raison de croire que j’en étais exclusivement chargé. – Comment ! demanda la Peyrade en fixant sur le commis greffier un œil scrutateur, tu n’as jamais ouï parler de la comtesse Torna de Godollo ? – De ma vie ni de mes jours ; c’est la première fois que j’entends prononcer ce nom. – Alors, dit la Peyrade, il doit être question d’un autre parti : car cette femme, après beaucoup de préliminaires assez singuliers qu’il serait trop long de te raconter, m’a formellement offert une

