VI Comment le père Lustucru confia ses odieux projets à Nicolas FariboleLe père Lustucru chercha donc un complice. Il avait d’abord pensé à le prendre parmi les domestiques de la maison ; mais il réfléchit que tous étaient dévoués à la mère Michel, qu’ils seraient capables de le vendre, de le faire chasser honteusement de l’hôtel où il occupait un poste si honorable et si lucratif ; pourtant il avait besoin d’un complice. Dans quelle classe, de quel âge, de quel s**e, à quelles conditions devait-il le choisir ? Préoccupé par ces idées, Lustucru sortit un matin, vers six heures vingt-cinq minutes, pour aller se promener sur le quai. Quand il eut franchi le seuil, il remarqua, de l’autre côté de la rue, une grande femme, sèche, anguleuse, vêtue de couleurs vives et discordantes. Cette femme

