Chapitre 17 : Le Vertige LE POINT DE VUE DE CLAUDE Le raisonnement était une mince couche de glace sur un océan de folie. Et sous le regard de ses yeux sombres, sous la vue de cette peau offerte entre les ficelles écarlates, j’ai senti la glace craquer. La petite sœur de ma chérie. La pensée a tournoyé, faible, lointaine, comme un dernier signal avant que le navire ne sombre. C’était une étiquette, un mot, face à la réalité brute, palpable, qui se tenait à un souffle de moi. Ce n’était plus la sœur de personne. C’était Rosy. C’était la bouche qui m’avait possédé, les mains qui m’avaient fait perdre la tête, le corps qui hantait mes nuits depuis des jours. Et je l’ai voulue. Pas comme un homme qui désire. Comme un affamé qui rêve de dévorer. Le mouvement fut plus fort que moi. Une mai

