Chapitre 18 : L'Irréparable LE POINT DE VUE DE CLAUDE. La porte s’est refermée avec un clic doux, définitif. Le son a coupé le dernier lien avec le monde d’avant, avec Claude-le-mari, avec la maison-qui-appartenait-à-Bella. Ici, dans cette pénombre étrangère, il n’y avait plus que l’homme et la femme. Le désir et sa proie. Elle s’est tournée vers moi, son dos au lit. La lueur de la veilleuse jouait sur les ficelles rouges de son bikini, sur les courbes de sa peau pâle. Elle ne souriait plus. Son regard était sérieux, intense, chargé d’une attente qui faisait vibrer l’air. Je n’ai pas parlé. Les mots étaient morts. Il n’y avait plus que le langage des corps, celui que nous avions entamé dans la cuisine, que nous avions poursuivi dans les baisers du couloir. Je me suis avancé. Mes ma

