Chapitre 2

1706 Words
d**k s'était précipité de revenir chez eux, il la trouve dans leur cours, pourtant sa serviette. Elle avait l'air paniquée, elle se précipite dans ses bras, ce qui multiplie son inquiétude. Dick : Tu vas bien ? Personne ne t'a rien fait ? Où c'est cet intrus ? Rose : À l'intérieur. Je suis sûre qu'il y est encore. La porte était ouverte alors que je l'ai fermée moi-même après ton départ, je ne sais pas pourquoi cette personne est là ! Dick : Calme-toi, je vais jeter un coup d'œil. Reste là ! Rose : Je rentre avec toi ! Dick : Bon d'accord, reste derrière moi. Ils entrèrent en restant sur leur garde. Pendant presque qu'une dizaine de minutes, d**k prend le soin d'inspecter chaque coin de la maison, le salon, la salle à manger qui est jumelée avec la cuisine, les deux chambres à coucher de la maison et les deux toilettes, y compris le toit et la cour arrière. Il n'y avait personne. — Mais Chérie, il n'y a personne. — (Confuse), mais je ne comprends pas, je te jure qu'il y avait quelqu'un... le bol n'aurait pas pu tomber tout seul là où il était et la porte n'aurait pas pu s'ouvrir toute seule ! — Peut-être que tu avais oublié de la fermer alors que tu devais le faire... et le bol a dû être secoué par un courant d'air... Alors qu'il échafaudait des hypothèses, elle se sentait de plus en plus inquiète. Elle repense à tout ce qu'elle a fait depuis qu'elle est rentrée et le fait qu'elle ait oublié de fermer la porte ne tient pas debout, c'est la première chose qu'elle a faite après avoir dit au revoir à son mari. Mais pourquoi il n'y a personne ? Comment ? Dick lui caresse les bras pour la rassurer. — Ne t'en fais pas mon cœur, si tu ne te sens pas en sécurité, je vais changer toutes les serrures. — Pourquoi est-ce qu'il n'y a personne ? Peut-être qu'on n'a pas bien cherché. — Chérie, on a regardé partout. Ne te tracasse pas pour rien, tout va bien d'accord. (il la prend dans ses bras) On va les changer ces serrures. D'accord ? Elle l'entoure de ses bras à son tour et essaie de se convaincre qu'elle a eu tort. — D'accord chéri ! Comme d'habitude, Rose se laisse entraîner dans le shopping ce dimanche après-midi avec son amie de toujours, Clarisse ! C'est une jeune femme de deux ans son aînée, 28 ans. Avec la peau claire, elle est ce qu'on appelle une grimèl en créole, elle a le crâne rasé, pas parce qu'elle est malade, mais parce qu'elle aime ça et qu'elle n'a pas trouvé mieux pour se montrer telle la femme indépendante qu'elle est. D'1m74 pour 64 kg, Clarisse est le genre de femme qui brise les codes tout en étant fière, il n'y a pas plus ouvert d'esprit qu'elle, elle est aussi drôle qu'elle peut paraître sévère, elle ne se limite pas, c'est pourquoi elle a différents types de profession. Et ça lui va très bien, sa débrouillardise la permet de vivre comme elle le souhaite, sans avoir à dépendre de qui que ce soit. Comme elle le dit toujours, en Haïti, il est plus bénéfique d'atteindre grand au lieu de viser haut !Elle et Rose sont très différentes, mais elles sont comme des opposées qui s'attirent. Le jour et la nuit en quelque sorte. Rose : Qu'en dis-tu de celui-là ?Elle était tombée en admiration devant un ensemble de lingerie. Clarisse : Héhé ! J'en connais une qui a des projets d'allumeuse ! — Ce n'est que... ah ! Pas la peine de te donner des explications. — Ce serait inutile ! Elles continuent leurs achats alors que Rose entame une conversation plus sérieuse. —...Comme je te l'ai dit au téléphone, cette affaire commence vraiment à me taper sur les nerfs. Je n'en peux vraiment plus ! Je ne sais pas quoi faire. En plus, je sens qu'il me surveille. – Quand tu m'as parlé de cet homme, je me suis dit « ben c'est normal, mon amie à de quoi faire tourner les têtes » et... ce n'est pas une blague ! Peut-être que ce gars ne peut pas s'en empêcher... — Clarisse !!!! Sois sérieuse ! — Mais je suis sérieuse ! Regarde-toi, tu es comme la jumelle de Sandra Lobir, cette actrice dans la peur d'aimer, sauf que tu ne dépasses pas 1m68. (un peu d'humour) — Tu soutiens le fait que je mérite d'être harcelée parce que j'ai l'air d'une actrice (faisant la parenthèse avec ses doigts). Es-tu sérieuse ? — Je parlais de ta beauté, tu me laisses finir s'il te plaît ? De toute façon aucun homme n'a ce droit. Oui, c'est normal qu'on te voie et qu'on te fasse des éloges, on n'est pas des dragons (imitant les parenthèses de son amie), mais ce dont j'ai peur, c'est ce que cet homme s'acharne sur toi, alors qu'il est marié et qu'il sait que toi tu es mariée... en plus tu as le meilleur mari du monde tout comme Dickson a la meilleure des femmes ! Je le préfère ainsi, et aucun intrus ne va gâcher ça. Par contre, il va falloir que tu en parles à Dickson. Si cet homme a osé s'aventurer là, sache qu'il n'a aucun scrupule et ça, ça craint ! — d**k l'admire tellement ! — Eh bien fais lui comprendre qu'il admire le mauvais type ! (Avec un ton sévère) tchuips, c'est typique de ces businessmen, j'en ai côtoyé assez pour en témoigner. Et elle n'avait pas tort, elle avait enchaîné dans le passé des boulots de secrétaire ou d'assistante et elle a dû côtoyer des patrons assez désagréables. Clarisse a fait le point, puis elle ouvre une autre parenthèse. — Je t'ai dit que mes voisins surveillaient mes allées et venues ? mH, je suis choquée ma chérie, comment les gens peuvent laisser leur préoccupation pour n'avoir que moi dans leur champ de vision ? —Tu es trop « différente » à leurs yeux Clarisse, rien que ça ! — Mais en quoi ça les regarde ? Oh oh... (changeant ainsi de sujet) regarde Rose, les paires de sandales dont je te parlais, on va voir ? — Je te rejoins, je vais voir les chemises qui sont là-bas. Clarisse s'éloigne alors de son amie qui en profite pour choisir quelques sous-vêtements tout en s'amusant au fait qu'elle ne fera pas l'objet d'un interrogatoire à propos de comment elle va s'en servir. Tout était normal. Elle avait même son plus beau sourire. Mais cela ne dura pas. Juste derrière elle, une voix masculine se fait entendre, et elle la reconnaît, c'était Henry. Elle se retourne d'un coup et recule de quelques pas, il était trop près.Elle n'avait plus son sourire, elle était devenue froide, impénétrable, contrairement à Henry, il croyait peut-être que cela allait blanchir l'image qu'elle a de lui.Il était en costume, presque comme toutes les fois qu'elle le voit _ qu'elles soient maudites toutes ces fois ! — Henry : Quelle belle surprise pour terminer une journée de dur labeur ! Je ne m'attendais pas à te voir ma chère Rose ! — Tout comme ça me surprend de vous voir ici Monsieur. Dans ce genre de magasin ! Il eut un sourire qu'elle n'essaie même pas de traduire. — C'est un magasin public, en plus c'est une des affaires que j'ai conclues il n'y a pas longtemps ! — Ah bon ?! (Juste le fait que ce magasin ait un rapport avec lui la dégoûte, elle n'a plus envie d'être là) félicitations ! — Ça fait plaisir de te voir ! (Il jette un coup d'œil sur son achat) Je vois que tu as de bons goûts, cela ne me surprend pas, après tout, une femme comme toi... (Il commence à la déshabiller du regard) doit savoir ce qui lui va ! Rose était dégoûtée et mal à l'aise avec son regard de prédateur, mais elle n'était pas du genre à se laisser faire. — Exactement, je sais ce qui me va, y compris ce qui ne me va pas monsieur et laissez-moi vous dire, je n'ai pas besoin de votre attention et vos simagrées. Vous ne faites pas partie de ce qui me va, et mon mari me suffit pleinement. Ce n'est pas vos fleurs et phrases qui vont changer cela. Alors, cessez vos manèges s'il vous plaît ! Il avait souri. Un sourire sournois qui laissait voir clairement ses pensées. Il la tenait pour acquise.Il jette un dernier regard sur la rangée de lingerie et la fixe avant de lui lancer ces mots qui ne la surprennent pas. : « La chance que tu as de me voir te courir après, beaucoup de femmes aimeraient l'avoir ». Rose : Pourquoi est-ce que cela ne m'étonne pas venant de vous ? Ah oui, je sais ! vous êtes de ces hommes qui se croient tout acquis. Eh bien mon cher, sachez que vous vous trompez. Vous êtes exactement la honte de la gente masculine, le genre d'homme qu'aucune femme connaissant sa valeur ne désire. Alors, ravalez votre discours de moyen-âge ! — J'aime ton caractère. Par contre, je ne suis pas en admiration de la façon dont tu me décris, cet homme-là n'est pas moi Rose. Je ne suis pas ainsi et j'aimerais te le prouver un jour. Crois-moi, tu ne seras pas déçue. (Il fait les quelques pas pour s'en aller, mais s'arrête à mis chemin. sans se retourner, il lui dit) J'espère que ton cher Dickson saura profiter de ces jolis achats. Je m'occupe des factures avec plaisir !Puis il s'en va. Dans un excès de rage, Rose dépose tout ce qu'elle avait déjà choisi puis elle rejoint son amie qui remarque son changement d'humeur. — Qu'est-ce qu'y a Roro ? — Ah ! vaudrait mieux qu'on s'en aille, cet endroit me donne la nausée. — Tu as rencontré qui ? — Je t'avais dit qu'il me suivait... Avant même de terminer sa phrase, la voix de d**k résonne derrière elles. — C'est qui qui te suivait ?
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