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2363 Words
Maman est toujours dans sa période de veuvage. Le délai de veuvage est de 4 mois et 10 jours et nuits en vertu de la parole du Très-haut: Ceux des vôtres que la mort frappe et qui laissent des épouses: celles-ci doivent observer une période d’attente de quatre mois et dix jours. Passé ce délai, on ne vous reprochera pas la façon dont elles disposeront d’elles-mêmes d’une manière convenable. Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites (Coran, 2:234). Ce délai commence dès la mort du mari et se poursuit jusqu’a sa fin. Dans al-Moughni (8/93), Ibn Qouamah (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) écrit: « Les ulémas sont tous d’avis que le délais de veuvage à observer par une femme de condition libre et non enceinte est de 4 mois et 10 jours à partir du décès de son mari, que le mariage soit consommé ou pas et qu’elle soit majeure ou pas selon la parole du Très-haut: Ceux des vôtres que la mort frappe et qui laissent des épouses: celles-ci doivent observer une période d’attente de quatre mois et dix jours. (Coran,2:234) et la parole du Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui): Il n’est pas permis à une femme qui croit en Allah et au jour dernier de faire le deuil d’une personne pour plus de trois jours à moins qu’il ne s’agisse d’un mari.Le deuil dure alors 4 mois et 10 jours. (cité par al-Bokhari et par Mouslim). Le délai est à calculer selon les mois lunaires arabes et non les jours de l’avis de la majorité des jurisconsultes, que le mois soit de 29 ou de 30 jours. Quand la veuve aura attendu 4 mois , elle ajoute 10 du cinquième mois pour terminer son délai de veuvage. C’est le cas si le décès du mari avait eu lieu au début d’un mois lunaire. S’il a eu lieu au cours du mois, elle se met à observer le veuvage pendant le reste du mois puis elle y ajoute trois mois lunaires complets et 10 jours et le nombre de jours qu’elle avait raté du premier mois. Il y a deux méthodes utilisées par les ulémas pour calculer ce nombre de jours. La première consiste à porter le nombre des jours de chaque mois à 30 jours. que le mois soit réellement de 29 ou de 30. La seconde consiste à ce qu’elle retienne du cinquième mois l’équivalent du nombre des jours qu’elle a ratés du premier mois. Si ce mois avait compté 30 jours, elle porte le mois courant à 30 jours. S’il avait compté 29 jours , elle porte le mois courant à 29 jours. Voir al-Moughni (8/85); Kashshaf al-quinaa (5/418) et al-mawsouaa al-fiqhiyyah (29/315). Le deuxième avis est celui choisi par Cheikh al-islam, Ibn Taymiyah (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) et jugé mieux argumenté par l’un de nos ulémas, en l’occurrence Cheikh Ib Outhaymine (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde). Ce dernier dit à propos du cas de quelqu’un qui a observé un jeûne de deux mois successifs à partir du 15 Djoumadaa al-oulaa au cours d’une année pendant laquelle les deux Djoumadaa comptait chacun 29 jours que son jeûne prend fin le 15 Radjab selon l’avis qui veut que le jeûneur porte le nombre des jours du premier mois à 30. Si on se fie de l’avis le mieux argumenté, on compte sur le croissant pour fixer les mois. Dans ce cas, le jeûneur termine son jeûne au 14e jour de Radjab.» Voir ach-charh al-moumt’i (6/413-414). Cheikh al-islam (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde ) dit encore: Il n’est pas besoin de parler de nombre..car nous attendons le jour qui marque le début du premier mois et considère le jours qui se trouve à l’autre extrême du mois comme marquant la fin Extrait de Madjmou’ al-fatawa (25/144). Voici un exemple appliqué au délai de veuvage: un homme meurt le 12 Muharram. Sa femme observe un délai de veuvage qui se termine le 12 de Djoumadadaa al-oulaa. Voilà 4 mois, que les mois comptent 29 ou 30 jours. Et puis la veuve ajoute 10 jours seulement car elle n’est tenue que de porter les mois incomplets à 30 jours. Ce que nous avons dit à propos du délai de veuvage s’applique à celui qui a jeûné deux mois successifs comme il s’applique encore au délai de viduité à observer suite à un divorce, si on en fait le calcul en se basant sur les mois lunaires et si l’intéressée est une mineure ou une femme ménopausée. Allah le sait mieux. (***) MAME ASS Je viens de quitter la réuinion la réuinion que mes oncles et tantes avait organisé pour me réconcilier avec ma mère j'arrive pas à comprendre pourquoi un Sénégalais au lieu de s'occuper à ses propres problèmes se mêle de ce qui ne le regarde pas. Il y'a une expression que l'on a habitude de dire au Sénégal «DANGAY AM SA KILO DI LIDIANETI LIBAROU DIAMBOUR» Si quelqu'un d'autre avait initié la réuinion, je n'allais pas avoir cette réaction mais avec mes oncles et tantes je n'aurais aucune tolérance envers eux. Ils ne sont que des hypocrites de purs espèces mais il ne savent pas avec qui ils ont affaire. Leurs enfants sont plus terribles que moi et pourtant je me suis jamais occupé de ça alors pourquoi tout ce harcèlement. Pare ce je j'ai quitté la maison de mes parents, non l'hypocrisie tire ses origines au Sénégal. Donc quand on es un fils aîné on a pas le droit de quitter le domicile de ses parents pour fonder son propre foyer. La maison familiale n'est pas une maison, chacun doit contraire quelques choses qui lui appartient. Le monde est arrivé à un niveau où chacun doit prendre ses responsabilités. Ne pas dépendre de ses parents. Normalement ce sont ces derniers qui devait nous encourager à faire cela mais malheureusement tel n'est pas le cas. Il sont le premiers à nous mettre en mal avec la société quand nous prenons notre décision de prendre notre liberté. Nos parents veulent nous obliger à être des prisonniers de la société comme ils le sont. La vie de la société est indispensable pour l'individu mais parfois est un inconvénient pour son épanouissement. L’épanouissement c’est un terme assez vague, mais on peut admettre que c’est bien le but que chacun recherche dans la vie de "s’épanouir", ou "se réaliser", ou encore de "s’accomplir". Il y a sans doute deux idées dans la notion d’épanouissement : d’abord, bien sûr, celle du "bonheur". Ensuite, celle d’un développement des "possibilités" ou des "facultés" de chacun. En bref, le fait de "se réaliser" aussi bien en tant qu’homme qu’en tant qu’individu, "d’être soi-même", ce qui reste bien le meilleur moyen d’être heureux. Alors, la société empêche-t-elle l’individu de développer les qualités qui lui sont propres et par là même, d’atteindre le bonheur ? Pour quoi ? Et en quoi ? On peut définir la société comme un "groupe d’individus" ou plutôt, comme un "ensemble d’individus entre lesquels existent des rapports durables et organisés, le plus souvent établis par des institutions" (Le Petit Robert). À partir de là, la question est de savoir quels rapports existent entre les individus dans la société. S’ils vivent en "groupe", c’est sans doute que cela leur apporte quelque chose à chacun : une entraide, des moyens de subvenir à leurs besoins, ou tout simplement, de "’amitié", le plaisir qu’on retire à vivre ensemble. D’un autre côté, il semble bien que les hommes aient toujours vécu en société sans jamais l’avoir vraiment "choisi", et si cette vie "en groupe" est plus ou moins utile ou nécessaire pour "survivre", elle nous empêche un peu – et même beaucoup – de "vivre", "d’être libre" et "heureux". Dans ce sens, il est à peine besoin de rappeler qu’on accuse régulièrement"la société" de nous obliger, de nous contraindre, ou de faire de chacun de nous des "moutons" et des "numéros" sans trop savoir, d’ailleurs, de qui on parle ni à quoi on pense quand on dit : "la société". Donc, la société est-elle pour l’individu un moyen ou un obstacle pour être heureux, notamment en "développant" les qualités qui lui sont propres – est-ce que plutôt, elle ne l’en empêche pas en le "tuant", pour ainsi dire, "dans l’œuf" ? La société est nécessaire au bonheur de l’individu -Si les hommes vivent en société depuis si longtemps – et même, depuis toujours –, c’est bien qu’elle leur apporte quelque chose, en particulier les moyens de subvenir à leurs besoins. Ainsi, parce que "l’union fait la force", la vie en groupe permet à chacun de survivre mieux qu’il ne le ferait tout seul, notamment en répartissant les tâches nécessaires à la satisfaction des besoins – ce qu’on appelle "la division du travail". Mais ne s’agit-il pas alors d’un "mal nécessaire", utile à la survie tout en étant nuisible au bonheur de chacun ? Aristote dit de l’homme qu’il est un "animal social" ou "sociable". En deux sens : d’abord, pour distinguer la société humaine du groupe animal. En effet, si l’instinct grégaire des animaux les pousse à vivre en groupe pour satisfaire leurs besoins, la vie de l’homme en société lui apporte bien plus et lui permet, à travers le langage, d’acquérir et de développer "le sentiment du bien et du mal, du juste et de l’injuste et des autres notions morales". En bref, la vie en société "humanise" l’individu et le fait sortir de l’animalité. Par là même, elle le rend heureux, pour la bonne raison qu’il est dans la nature de l’homme de vivre en société. Finalement, en dehors de la société, l’individu ne serait pas grand-chose. D’ailleurs, la sociologieconsidère qu’on ne peut ou qu’on ne doit même pas penser ni définir l’individu indépendamment de la société. C’est en ce sens qu’Auguste Comte soutient qu’on ne peut pas "décomposer" la société en individus, tout comme on ne peut pas "décomposer" un être vivant tant qu’il est vivant. Il n’y a donc pas lieu d’opposer l’individu et la société, puisque chaque être humain est une partie de la société définie comme un "organisme". (Transition) La solution pose un problème : comment prétendre que l’individu peut être heureux s’il est entièrement soumis à la société, aux règles sociales ou sociologiques, ou encore aux institutions qui régissent la vie en société ? Chacun d’entre nous ne cherche-t-il pas aussi à se distinguer des autres et à "être libre" ? La société est un obstacle au bonheur de l’individu Si la sociologie peut faire "abstraction" de l’individu, c’est justement qu’elle présuppose qu’il est entièrement "déterminé" par la société. Pourtant, la notion d’épanouissement comprend l’idée de liberté : développer ses propres facultés ou qualités, se "réaliser soi-même", c’est bien se distinguer des autres. Si l’individu "est déterminé" par la société plutôt qu’il ne "se détermine" lui-même, c’est bien qu’elle l’empêche de s’épanouir, d’autant plus s’il doit se conformer aux règles qui sont les mêmes pour tout le monde. Contrairement à ce que prétend Aristote, ceux qu’on appelle "les théoriciens du contrat" et/ou de "l’état de nature" soutiennent que l’homme n’est pas naturellement "sociable", soit parce qu’il est un animal "solitaire", comme chez Rousseau, soit parce qu’il est naturellement "égoïste", comme chez Hobbes. Par conséquent, la vie en société le déshumanise ou le pervertit plutôt qu’elle ne l’humanise (Rousseau), et sinon, elle entraîne un état de guerre perpétuelle (Hobbes). Dans tous les cas, les hommes seraient plus heureux s’ils vivaient seuls. Alors pourquoi vivre en société ? Comme on l’a dit, c’est seulement par intérêt ou pour subvenir à leurs besoins. Mais l’entraide devient vite interdépendance, et la division du travail, inégalités sociales. Le remède est peut-être pire que le mal. C’est pourquoi, sans doute, "la société civile" a besoin de l’État et d’un pouvoir politique qui organise la vie sociale en corrigeant ses effets pervers. Pour résumer, si les hommes se sentaient libres et heureux en société, il n’y aurait pas besoin d’État ni de lois. (Transition) Une fois encore, la solution pose un problème : avec un État qui organise entièrement la vie en société, on tombe dans le "totalitarisme". La sphère privée disparaît totalement au profit de la sphère publique et, bien sûr, l’individu n’a plus aucune existence propre. Les obstacles de la vie en société permettent à l’individu de s’épanouir Il n’y a peut-être pas à opposer obstacle et moyen : c’est à peu près ce que soutient Kant en évoquant "l’insociable sociabilité des hommes". Sociabilité, parce que les hommes ont bien "un penchant à s’associer" qui ne relève pas seulement du calcul utilitaire. Au fond, Aristote a bien raison : il est de la nature des hommes de vivre ensemble, et sans cela, ils ne pourraient développer leurs facultés (morales, intellectuelles, etc.), et par suite, être heureux. b) Mais en même temps, l’homme est bien un être "insociable", ainsi que peut le soutenir un Hobbes : il ne peut s’empêcher de poursuivre des intérêts égoïstes, et de manière générale, de chercher à se distinguer des autres, à se différencier, "à vouloir tout diriger dans son sens" ou comme le dit Gilles Lipovetsky, à proclamer "son droit" "de s’accomplir à part, d’être libre". Est-ce à dire que la vie en société l’en empêche ? Pour Kant, c’est justement dans la confrontation, voire dans le conflit de la vie sociale, que l’individu trouve le moyen de "développer" ses facultés. Il prend l’image de l’arbre qui pousse et se développe bien mieux au milieu d’autres arbres avec lesquels il doit "se battre" pour faire sa place, que s’il était isolé Bien sûr, l’individu peut avoir le sentiment que la société l’empêche de s’épanouir et d’être heureux, à cause des règles ou des lois auxquelles il est soumis, qu’il en soit conscient ou non, d’ailleurs. D’un autre côté, que serait l’individu en dehors de la société, effectivement ? Celui qui serait né et grandirait tout seul dans une forêt n’aurait pas vraiment l’occasion de développer tout ce qui fait de lui un homme et la personne qu’il est, à commencer par le langage. Pour finir, ce sont les obstacles imposés par la société à le poussent, qui le forcent même – de s’épanouir.
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