Chapitre 11: Les fiançailles💍

1028 Words
La clĂ© tourna dans la serrure, et Liliana sursauta. Daniel Ă©tait lĂ , assis dans le fauteuil de son salon, l’air sombre et fatiguĂ©, la veste ouverte, la cravate Ă  moitiĂ© dĂ©faite. — Daniel ?! Comment tu es entrĂ© ? demanda-t-elle, la voix tremblante. — Ce dĂ©tail n’a aucune importance, rĂ©pondit-il calmement. Ce qui m’importe, c’est que j’ai essayĂ© de te joindre toute la journĂ©e. Tu ne rĂ©pondais pas. — Oh
 mon tĂ©lĂ©phone
 il s’est cassĂ©, murmura-t-elle. Une camarade m’a bousculĂ©e Ă  l’universitĂ© et il est tombĂ©. Je suis dĂ©solĂ©e. Daniel soupira, passa une main dans ses cheveux et la fixa un moment avant de reprendre : — Liliana, il faut qu’on accĂ©lĂšre les choses. Christian commence Ă  gagner les faveurs de mon pĂšre, il est en train de redevenir le fils idĂ©al
 et moi, je ne peux pas le laisser prendre ma place. — Ta place ? — Celle de futur PDG, Ă©videmment. Et si tu veux que ce plan fonctionne, il faut qu’on officialise. Demain, on va annoncer nos fiançailles Ă  mon pĂšre. Je veux que tu viennes directement chez les ClĂšve aprĂšs l’universitĂ©. Sois ponctuelle. Liliana acquiesça, un peu nerveuse, avant qu’il ne quitte les lieux d’un pas assurĂ©. 💎 Le lendemain – Chez les ClĂšve Le grand salon brillait de mille feux. GĂ©rard ClĂšve Ă©tait assis dans son imposant fauteuil, journal Ă  la main, quand Liliana entra, vĂȘtue d’une robe sobre mais Ă©lĂ©gante. — Ah, ma chĂšre Liliana ! lança-t-il avec un sourire paternel. Quelle joie de te revoir ! Viens donc t’asseoir. Daniel, assis droit comme un prince Ă  cĂŽtĂ© d’elle, prit la parole d’un ton solennel : — PĂšre, Liliana et moi avons dĂ©cidĂ© d’officialiser notre relation. Nous allons nous fiancer demain. Un silence s’installa. GĂ©rard releva lentement la tĂȘte, surpris. — Demain ?! Mon fils, c’est bien soudain
 À moins qu’il n’y ait dĂ©jĂ  un petit-fils en route ? Liliana s’étouffa presque avec sa salive, et Daniel, impeccable, rĂ©pondit avec un lĂ©ger sourire : — Non, pĂšre. J’ai toujours respectĂ© Liliana. Jamais je ne la dĂ©shonorerai avant le mariage. — Hmm
 voilĂ  qui te grandit, rĂ©pondit GĂ©rard en hochant la tĂȘte. Mais dis-moi, Liliana, oĂč sont tes parents ? Il faudrait les inviter Ă  la cĂ©rĂ©monie. — Mon pĂšre est dĂ©cĂ©dĂ© il y a deux ans, dit-elle d’une voix douce. Ma mĂšre vit Ă  l’étranger. — Dans ce cas, qu’on la fasse venir immĂ©diatement, ordonna GĂ©rard. En jet privĂ©. Liliana cligna des yeux, un peu dĂ©passĂ©e. Un jet privĂ© ? Rien que ça ? 💔 Le soir venu Christian, seul dans sa chambre, frappait du poing sur son bureau. — Jamais ! Jamais je ne laisserai Daniel me la prendre. Pas Liliana. Le lendemain, la maison entiĂšre Ă©tait en effervescence. Les fiançailles se dĂ©roulaient dans un dĂ©cor somptueux : guirlandes dorĂ©es, champagne Ă  flots et musiciens en fond. La mĂšre de Liliana, rayonnante, versait quelques larmes d’émotion. Daniel, micro en main, fit un discours magistral
 entiĂšrement inventĂ©. — Je me souviens de notre premiĂšre rencontre, dit-il d’un ton romantique, ce regard timide qu’elle m’a lancé  Liliana, assise Ă  cĂŽtĂ©, faillit Ă©clater de rire. Premier regard ? Mais il devait sĂ»rement parler d’un autre film ! Puis Daniel s’avança, posa un genou Ă  terre et, sous les applaudissements, lui demanda officiellement sa main. Elle rĂ©pondit « oui » d’une voix plate, sans Ă©motion. La bague glissa Ă  son doigt, Ă©tincelante
 mais froide. Christian, lui, n’applaudit pas. Il se leva discrĂštement et monta dans sa chambre, la mĂąchoire serrĂ©e. 🌙 La nuit Une fois la fĂȘte terminĂ©e, la maison s’apaisa. Liliana salua sa mĂšre, installĂ©e dans la chambre d’amis, puis rejoignit la chambre de Daniel. Ce dernier, dĂ©jĂ  douchĂ© et Ă©puisĂ©, lui lança d’un ton taquin : — Tu comptes dormir sur le divan ? Tu as peur de moi ? — Non, rĂ©pondit-elle simplement. Pourquoi aurais-je peur de toi? Daniel rit doucement, puis s’endormit presque aussitĂŽt. Quelques minutes plus tard, Liliana sortit discrĂštement du lit. Son cƓur battait fort. Peignoir blanc serrĂ© autour de sa taille, elle marcha dans le couloir plongĂ© dans la pĂ©nombre et toqua doucement Ă  la porte de Christian. — Liliana ? fit-il, surpris, les yeux encore rougis par la colĂšre. Qu’est-ce que tu fais lĂ  ? — Chut, fit-elle en posant un doigt sur ses lĂšvres. Puis elle entra, referma la porte derriĂšre elle et la verrouilla. Le peignoir glissa lentement au sol, rĂ©vĂ©lant sa lingerie dĂ©licate. Christian, pĂ©trifiĂ©, la regarda avancer vers lui. Un souffle. Un battement. Puis leurs corps se trouvĂšrent. Ce fut un moment de passion et de tendresse mĂȘlĂ©e, deux heures d’un amour qu’ils n’auraient jamais dĂ» partager. AllongĂ©e sur son torse, Liliana frissonna quand il dĂ©posa un b****r dans son cou. — Il faut que je retourne, murmura-t-elle. Christian la retint par la main, sortit une petite boĂźte rouge d’un tiroir et s’agenouilla. — Liliana
 Ă©pouse-moi. Elle Ă©clata en sanglots. La bague qu’il lui glissa au doigt brillait plus fort encore que celle de Daniel. — Oui
 je le veux, dit-elle en pleurant. Il la porta et l'embrassa tendrement elle lui passa les bras derriĂšre la tĂȘte comme une beau couple Puis elle retourna dans la chambre de Daniel, le cƓur en tempĂȘte, la nouvelle bague au doigt. Christian, lui, s’endormit avec un sourire rĂȘveur. BientĂŽt, elle sera mienne, pensa-t-il. ☀ Le lendemain matin Daniel se rĂ©veilla seul. Il prit sa douche, s’habilla et descendit dĂ©jeuner, l’air tranquille. Mais en voyant la table, il fronça les sourcils. — PĂšre, oĂč sont Liliana et Christian ? — Oh, ils sont sortis tĂŽt ce matin, rĂ©pondit GĂ©rard en sirotant son cafĂ©. Liliana avait un cours, et Christian a proposĂ© de la dĂ©poser. Si attentionnĂ©, ce garçon ! La fourchette de Daniel se tordit presque entre ses doigts. Il sourit, crispĂ©. — Oui
 trĂšs attentionnĂ©. Quelques heures plus tard, au bureau, Daniel entra dans le bureau de son frĂšre. Vide. Son regard tomba sur le tĂ©lĂ©phone de Christian, posĂ© sur le bureau. Une notification venait d’apparaĂźtre. Il prit le tĂ©lĂ©phone machinalement
 Et resta pĂ©trifiĂ©. Le fond d’écran affichait Liliana, endormie, un sourire paisible aux lĂšvres. Comment est-ce possible?!!! le sang de Daniel ne fit qu’un tour.
Free reading for new users
Scan code to download app
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Writer
  • chap_listContents
  • likeADD