Le choc

672 Words
Matilda Je me suis réveillée dans les vestiaires. Quel horror j'étais nue, juste en sous-vêtements. J'étais terrifiée, essayant de me rappeler comment j'étais arrivée là. Et puis mon amie est venue. Elle avait oublié son sac à dos par pur hasard. « Matilda, qui t'a déshabillée ? » « S'il te plaît, ne le dis à personne. Je suis tellement gênée », ai-je balbutié. « Ne t'inquiète pas. Tout ira bien. Tu veux de l'eau ? » « Oui, j'ai mal à la tête », me suis-je plainte. Je suis rentrée à la maison avec beaucoup de difficulté. J'ai eu sommeil tout le trajet. Maman préparait le dîner et était de bonne humeur. « Ma fille ! Comment ça se passe à la fac ? » « Le professeur est content de moi », ai-je bâillé, me sentant si faible que je ne l'avais jamais été. « Tu n'as pas assez dormi ? Tu devrais te reposer davantage. » « Maman, les études me prennent toute mon énergie », dis-je avec indignation. « Je comprends que ce soit difficile pour toi. Mais ne t'inquiète pas. Daniel nous a invitées à dîner samedi», m'annonça-t-elle. « Tu te maries bientôt ? » « Oui. Mathilda, pourquoi es-tu si triste ? » « Allons donc! C'est juste la fatigue. » « Dis-moi, as-tu réussi à te lier d'amitié avec Fabien ? Il deviendra ton demi-frère. Notre nouvelle famille sera la plus heureuse », me déclara-t-elle avec assurance. « Oui, tu as raison. C'est dommage que papa ait été un tel s****d », ajoutai-je tristement. « Je suis désolée, Mathilda. Mais c'est la dure vérité. Il m'a abandonnée alors que j'étais enceinte. Il se fichait des responsabilités », me confia ma mère. Le souvenir lui faisait mal. Malgré toutes les humiliations, elle n'avait pas perdu sa force de caractère. « Il est idiot de ne pas t'apprécier. Souris, maman », ai-je décidé de la réconforter. Le week-end était enfin arrivé et j'avais réussi à rentrer dans ma robe. Mais je détestais toujours mes cuisses potelées ; je les trouvais si laides. Aujourd'hui, j'avais laissé mes cheveux détachés et je m'étais même maquillée. Le taxi était vraiment en retard. Maman en avait assez de s'inquiéter. « Où est le chauffeur ? Que se passe-t-il ? » « Daniel ne va pas te gronder. » « Ma chérie, j'ai juste peur de tout gâcher », répondit maman. Heureusement, nous avions réussi à monter dans la voiture. C'était un restaurant chic, réputé pour ses plats incroyablement délicieux. Honnêtement, je n'étais pas particulièrement fan de fruits de mer. Mais je n'allais certainement pas critiquer le menu aujourd'hui. Mon beau-père et Fabien étaient assis à table. Je me souviens à peine de notre conversation. Je crois que nous nous sommes réconciliés. « Ma chérie ! J'étais tellement inquiet », dit Daniel en serrant ma mère dans ses bras. Et le regard de Fabien se posa sur moi. « Comment vas-tu, petite demi-sœur ?» « Je ne me sens pas bien. » « Fais-toi soigner! Nos parents se marient bientôt, tu ne voudrais pas rater ça », me dit-il poliment. Et nous nous sommes tous assis à table. « Le serveur a déjà apporté le champagne. Je suis si content que toute la famille soit là. » « Papa, je suis désolé. Mais je dois te décevoir», dit Fabien. « Que s'est-il passé ? Tu as des ennuis ? » demanda l'homme d'une voix sévère. « Non. C'est bien pire. Regarde les photos », dit-il en posant les photos compromettantes sur la table. Il y avait les photos de moi avec trois gars. Daniel devint livide et ma mère faillit s'évanouir. « Ma fille ! Qu'est-ce que tu fais ? C'est de la débauche. J'ai tellement honte de toi ! » « Maman, je ne les ai même pas embrassés. » « Tais-toi ! Voilà comment se comporte une s****e ! » hurla-t-elle à tout le restaurant. Et l'ignoble Fabien affichait un sourire narquois. C'était lui qui avait tout manigancé. Le s****d.
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