XIVLes semaines passaient et Marie refusait toujours de se réveiller. Les médecins ne voyaient aucun signe encourageant et, plus les jours filaient, plus ils perdaient espoir de la voir ouvrir les yeux. La question de l’acharnement thérapeutique vint alors se poser. Subtilement d’abord puis de plus en plus clairement. Marie n’avait plus de famille, Nathan était le seul à venir à son chevet. Sa mère l’accompagnait de temps en temps, quand elle sentait qu’il en avait besoin mais la plupart du temps, il venait seul et lui parlait durant des heures. Nathan et sa mère s’étaient installés dans un hôtel près de l’hôpital en attendant le réveil de Marie. Il avait refusé de s’éloigner ou de retourner dans la maison familiale sans elle. Il voulait être là lorsqu’elle allait ouvrir les yeux. Il pens

