" L'amour n'aime pas la répétition, et les problèmes des femmes déchues, c'est qu'elles quittent des salauds pour embrasser d'autres salauds. Jusqu'à trouver un dernier s****d qui voudra bien leur mettre la bague aux doigts. Pour ainsi vivre un mariage de salaud."
S'il y a une chose que j'ai bien apprise avec le temps est que c'est chacun qui définit le mot " adorable ", certaines filles trouveront mes salauds adorables, et s'y plairont bien e qui est tout à fait normal du moins. La majorité des femmes aiment les choses attirantes (flashings Light), normale que les hommes de leur vie défilent comme des étoiles filantes.
Nous conclurons ce petit prologue en disant que les hommes, il y a qu'au début qu'ils sont adorables, du moins le temps qu'ils vous mettent dans leur lit et pour vous de jouer votre meilleure carte. Soit vous étiez un bon coup et on relance la partie, soit un mauvais et vous passez au répondeur.
La Troisième catégorie de s****d : les Loïc.
Les Loïc sont des mecs que je ne conseillerai même pas à ma pire ennemie, et croyez-moi, ce sont les Salauds les plus récurrents dans la société moderne.
Je les ai surnommé " les ambitieux ", pourquoi ?
Je vous laisse avec ce témoignage.
« Je m'appelle Kimi Ntenke, J'ai 28 ans et je suis originaire de l'ouest Cameroun. J'ai terminé mes études précocement, et j'occupe un poste assez bien rémunéré dans une PME de la place.
Je suis le genre de fille qui n'a pas vraiment de vie sociale, si ce n'est que de me renfermer dans les réseaux sociaux, où je passe d'ailleurs la majeure partie de mon temps et j'y construis mon quotidien.
Je suis la fille unique d'un richissime entrepreneur, et d'un magistrat plutôt très populaire dans le pays. On peut vraiment dire que l'éducation parentale, que j'ai reçu a eu un effet plutôt positif sur le plan académique dans ma vie, mais tout le contraire sur le plan amoureux car vu notre position sociale, aucun garçon n'était suffisamment bien pour moi aux yeux de mes parents.
Mettant loin de moi toute cette pression parentale, je pris la décision de ne pas travailler pour eux, et renonçant alors à la gestion du patrimoine familial. Quelques mois plus tard, je me retrouvais responsable marketing, et je pouvais dire que je ne manquais franchement de rien, peut-être d'un peu d'amour.
Comme une coquille, toute mon adolescence je me suis renfermée sur moi et je m'idéalisais un homme, qui serait assez bien pour moi, et qui saurait en même temps séduire mes parents, car mon rêve le plus grand était qu'on me mette une bague aux doigts. Cet homme vu mon manque d'expérience, était de la classe de ceux que je voyais dans les réseaux sociaux, beau, musclé, swagg et un parfait gentleman.
Alors j'ai fait la connaissance de Djamila Ntone une amie vraiment très élégante, et aussi très jolie, mais hélas très intéressée, que j'ai rencontré dans les réseaux sociaux.
Pour moi, il y'a des fois " vaut mieux être mal accompagné qu'être seule ".
Elle me présenta donc un garçon de rêve qui en moins de deux semaines a su prendre mon cœur. Mais au vu de ce que je vis aujourd'hui la question que je me pose, est de savoir ce que je pouvais vraiment attendre d'une telle personne.
« Dit-moi avec qui tu marches, je te dirais ce qu'il adviendra de toi » me chantait toujours maman et aujourd'hui, de mon vécu, je perçois tellement bien le sens de cette phrase.
Une personne intéressée ne te présentera qu'une paire et le problème avec les filles aux surpoids et aux formes généreuses comme moi, c'est qu'on a la fâcheuse tendance à ne pas nous assumer, et ainsi envier les autres. Nous nous créons ainsi un monde au milieu des filles branchées, et des beaux garçons, pour soigner notre image. Mais au fond, on sait pertinemment qu'on vit dans le virtuel, et que tout est susceptible de disparaitre du jour au lendemain.
Quand j'ai rencontré Loïc, c'était un gars plein d'ambition sans moyen, avec une réputation douteuse celle de coureur de jupon. Il était très beau, le genre de mec black aux yeux bruns assez élancé, plutôt bien foutu, le genre de gars qui faisait rêver toutes les filles, avec une grosse popularité sur les réseaux sociaux.
Nos débuts étaient vraiment magnifiques, du moins je rêvais les yeux ouverts, à me demander si j'étais toujours sur terre ou si je vivais un conte de fée ?
Il était vraiment adorable, et me faisait me sentir bien, il n'avait pas honte de s'afficher dans la rue avec une grue comme moi, et je filais le parfait grand amour avec lui.
C'était mon âme sœur, malgré les moqueries que j'attisais du regard des autres :
- « La fille ci est idiote hein ? »
- « Humm... Elle croit qu'elle va finir avec lui ? »
- « Massah ! Loïc a gagné le jackpot, même si c'était moi j'allais aussi finir avec elle »
Il avait le don de me faire passer au-dessus de tout ça. Alors Djamila Ntone, la cause de cette magnifique rencontre devint très vite ma meilleure amie, celle qui savait me calmer à mes moments de doute.
J'ai bâtis mon homme, en 7 ans, je l'ai forgé, je l'ai fait passer du statut de g****o à entrepreneur, je lui ai donné la vie qu'aucune autre femme n'aurait pu lui donner et je l'ai aimé des fois mieux que moi-même je vous l'avoue.
Aujourd'hui, Loïc est un homme d'affaire et roule dans de belles voitures, il habite dans l'un des plus chiques quartiers de la capitale économique, et pour moi ce fut ma plus belle réussite de voir mon homme s'épanouir.
Mais, aider mon homme m'a couté 7 ans de ma vie, je pensais que les biens matériels que je lui apportais, allait nous rapprocher, et faire de moi sa femme. Tout au contraire, Loïc a finis par devenir un tout autre homme, qui ne voyait plus dans la même direction que moi.
Qu'est-ce qu'une femme comme moi mérite en retour ? Dite le moi s'il vous plaît, au vue de ce que j'ai apporté dans sa vie, je ne demandais qu'une seule chose... tout simplement qu'il me demande ma main.
Je ne sais pas pour vous, mais dans une relation qui date, vous avez à un moment l'impression que c'est vous qui tenez la ficèle du couple, et que sans vous la rupture paraitrait inévitable.
Oui moi je l'ai ressenti, le sentiment d'implorer mon partenaire d'être avec moi. Le sentiment que sans lui je ne pourrais jamais trouver mieux. Et quand le partenaire en face le perçoit, c'est le début de la rupture.
Cette impression est vérifiée, vous la tenez bien la relation et ça sur un fil. A tout moment tout peut arriver, une rupture est prévisible. L'erreur que nous les femmes nous commettons face à cette situation, c'est qu'on se met à doubler d'effort pour essayer de maintenir la relation en état. Mais hélas quand les deux bouts ne sont plus connectés, le courant ne passe plus. Et on s'engouffre nous même dans le propre piège qu'on s'est tendu. »
*****
Point de vue du narrateur
Un silence de mort régnait dans la chambre, deux corps nus, couvert par les draps sur un lit, n'étaient pas d'accord sur un point.
- « C'est moi qui t'ai mise dans cette combine, je te demande d'arrêter ! On a déjà ce qu'il faut pour se construire. » disait la jeune dame très mécontente.
- « Ce n'est pas si évident chérie... je fais tout pour demeurer le s****d qu'il faut mais bon j'ai l'impression que ça n'a pas une grande influence sur elle. Donne-moi encore plus de temps. » répondit le jeune homme très confus.
En grognant.
- « Le temps ! Le temps ! C'est quand je vais mettre bas que tu vas le lui dire ? » répondit-elle.
- Djamila ! C'est 7 ans passé ensemble, en plus c'est ton amie, tu sais comment elle est sensible... je le ferai, laisse-moi trouver la bonne formule pour quelle comprenne plus facilement. » Disait Loïc tout en faisant un bisou sur les lèvres de Djamila.
Djamila s'assit sur son ventre, et rapprocha ses lèvres des siennes.
- Je te donne donc deux semaines, sinon moi-même je m'en chargerai.
Loïc l'embrassa.
*****
Point de vue du Kimi
Oui, vous ne lisez pas mal, c'est bel et bien Djamila ma soi-disante grande amie, qui me poignarde dans le dos. Ma maman me disait très souvent : « c'est ce que tu aimes le plus qui généralement te dirige vers ta propre fin. » tout le reste de ma vie, je pris cette phrase avec beaucoup de sagesse.
*****
Point de vue du narrateur
Au café habituel, Loïc vient retrouver ses deux potes de toujours : Sam-Gabriel et Romuald. Sam-Gabriel le taquin de la b***e prit les devants.
- hé ! Mon frérot.
Loïc se rapproche d'eux, les salue très fraternellement et s'assoit tout soucieux. Sam-Gabriel en ricanant.
- « hé ! Loïc je trouve que tu as pris du muscle hein ? c'est toujours le cours de musculation là ? » disait Sam-Gabriel en éclatant de rire, ce qui fit rire aussi Romuald. « ou c'est dû à la musculation sur ton Bulldozer ? »
Sam-Gabriel et Romuald éclatent de rire, Loïc pas vraiment d'humeur, ne rigolait pas.
- « oui marrez-vous c'est ça ! les gars j'ai des problèmes, je ne suis pas d'humeur là. » disait-il en s'allumant une cigarette.
Sam-Gabriel surenchérit de son humour si particulier.
- J'allais l'être aussi si ma meuf avait un popotin de 200 kilos.
Romuald et Sam-Gabriel laissent vivement éclater leur joie, Loïc vexé se lève et veut s'en aller.
- Décidément vous ne voulez pas de moi ici hein ? Je vais donc m'en aller.
Sam-Gabriel lui bloque le passage et l'arrête par l'épaule.
- Orrrrrrr! toi aussi relaxe mec ! On te charrie juste un peu toi aussi ? Ne le prend pas ainsi, assied toi on t'écoute.
Loïc la mine triste s'assoit.
- « les mecs ça ne va pas sérieux ! ma vie s'apprête à prendre une tournure vraiment effrayante. » disait-il tristement.
- Mec ! arrête de tirer de long en large et stoppe le suspense ! Balance nous l'histoire et qu'on en parle.
- « voilà je serais bientôt papa ! » dit-il très déçu de la nouvelle.
Sam-Gabriel se lève en éclatant de rire. Romuald se mit aussi à rire mais ne le laisse pas trop entrevoir, Loïc se met à regarder Sam-Gabriel nerveusement. Sam-Gabriel au bord des larmes s'assied à nouveau.
- « Bon, ça va ! je ne rigole plus. Restons sérieux ! » dit-il en soupirant et espérant ainsi estompé son rire.
Loïc le regardant d'un mauvais œil, car il continuait dans un fou-rire qui fit même pleurer de rire Romuald.
- « Mec ! balance ta vanne puis je continue à vous raconter mes déboires. » dit Loïc en croisant les bras.
Sam-Gabriel éclate encore plus de rire, puis le rire de Romuald s'en suit.
- En fait mec, j'imaginais ton mastodonte avec des petits bambino mastodontes, tu vois un peu ?
Romuald éclate de rire
- « mais bon continuons. » concluait Sam-Gabriel.
Romuald en plein rire :
- tu n'es qu'un gros malade Sam-Gabriel.
Loïc aspira une bouffée de sa cigarette, et la leur renvoie sur le visage.
- « Qui vous a dit que c'est Kimi la mère ? » disait-il en les regardant chacun à tour de rôle.
Sam-Gabriel et Romuald passait du rire à l'étonnement en le regardant avec stupéfaction.
- « Ne me dit pas que... ? » demandait Sam-Gabriel en écarquillant les yeux.
Loïc prend une autre cigarette et l'allume en disant :
- heur Oui... Djamila est enceinte de moi.
Romuald et Sam-Gabriel, très étonnés se mettent à secouer la tête.
- « Roulala !!! » s'exclamait Romuald.
- « Gars... c'est mal barré pour toi hein ? tu envisages quoi ? » demandait Sam-Gabriel.
Loïc la cigarette sur les lèvres, et le téléphone en main.
- quoi ? je vais me débarrasser du bulldozer. Ce n'est pas ce qui était prévu ?
Romuald surprit par ses propos.
- Mec ! tu veux te débarrasser de l'unique héritière de la famille Ntenke ? celle qui a fait de toi ce que tu es aujourd'hui ? c'est ça ?
Sam-Gabriel le visage grimaçant.
- Mauvais plan man ! en plus, elle pourrait te pourrir la vie, tu sais ?
- « tout Douala sait que je ne l'aime pas sauf elle. » dit-il en aspirant puis en rejetant une bouffée de nicotine. « Les gars, j'aime Djamila plus que tout au monde ! en plus c'est elle qui m'a mis sur le coup. Si elle n'était pas là je n'aurais même pas fait un an avec Kimi, ni moins investir dans tout ce que j'ai fait là. Tout ça c'est des idées de Djamila. »
Romuald en rigolant :
- « Mec ne quitte jamais celle qui t'a conduit vers le succès, pour celle avec qui tu as miséré. » Tu dois agir en pro frérot, Djamila peut demeurer ton deuxième bureau toute ta vie, mais fait du bulldozer ta femme, et donne-lui la place qu'elle mérite. Cette fille peut t'amener loin man, je te le dis.
Sam-Gabriel en remuant la tête.
- man ! je suis tout à fait d'accord avec Romuald.
Loïc se met à applaudir.
- les deux maris les plus malhonnêtes de la planète viennent de parler. toi Sam-Gabriel, le jour où ton engin ne se lèvera que pour ta femme tu me donneras des conseils.
Sam-Gabriel en rigolant
- Comprend moi frérot, j'ai trop d'amour à donner.
Romuald rigole aux éclats.
- Quant à toi le mari spécial, je ne parle même pas, c'est en prison que tu vas donner des conseils.
Sam-Gabriel éclate de rire
- Toute façon de nous trois, tu es le plus gros s****d, tu le sais au moins ?
Loïc très nerveusement y répondit
- Pire que Romuald ?
______________________________
Moral :
Pourquoi investir votre temps et votre énergie sur un homme qui ne vous a pas mis la bague aux doigts ? Les hommes, tout comme les femmes sont changeants...
Vous le façonnez c'est bien beau et admirable, mais sachez que vous n'avez aucune garantie que cela vous profite plus tard.
Investir sur son mari est plus rentable que sur son petit copain.
Mais je tiens à vous dire qu'être amoureux n'exclut pas la méfiance.