Une leçon de flûte avant de mourir et la Presse VOILÀ ALÉSIA La tragédie a ceci d’effroyablement vivace qu’elle n’a besoin ni d’oripeaux ni de clinquant pour venir éclabousser les plus humbles, les plus simples, les moins tragiques des fourmis humaines qui peuplent un vieil immeuble locatif lausannois – un immeuble profondément universel, donc. Ainsi, une concierge possessive et territoriale va, au bout d’une véritable guerre de tranchées, accéder au tragique en assistant aux derniers moments de sa raison d’exister, en pressentant la fin de son pouvoir sur les êtres et sur les choses. Jacques-Étienne Bovard nous plonge du bout des doigts dans un petit univers clos, noyé dans une routine ubuesque, et qu’un changement somme toute banal – l’arrivée d’un nouveau locataire – va transformer

