MIA
Je me réveillais en douceur, repoussant ma couette avec mes jambes pour trouver un peu d'air. Il faisait beaucoup trop chaud, dans cette chambre. Je me levais de mon lit en essuyant mes yeux et baissais immédiatement mon radiateur. Vivement l'été !
Je vérifiais mon portable où je voyais le nom de Liam apparaître sur l'écran. Mon cœur s'accélérait et j'ouvrais le message avec appréhension.
NOTRE ÉQUIPE A LARGEMENT GAGNÉ HIER SOIR, J'AIMERAIS BEAUCOUP TE VOIR AUJOURD'HUI, J'ESPÈRE QUE TU EN AS ENVIE AUSSI. JE T'AIME...
Je souriais alors que je ne devrais probablement pas. C'était plus fort que moi, je l'aimais trop. Il m'avait envoyé le message à huit heures trente, et il était maintenant dix heures. Mon service avait finis à minuit hier soir. J'avais fermé le café avec Alex et Andy et j'étais encore surprise d'apprécier ce dernier.
Je posais mon portable sur mon oreiller avant de m'étirer. Ma joue me lançait encore un peu, mais beaucoup moins qu'hier. J'espérais qu'elle est dégonflée et je me levais pour aller me voir dans le miroir. Je la touchais en constatant qu'on ne voyait déjà presque plus rien. Heureusement, je ne me voyais pas aller au lycée avec une joue amochée. Liam s'en voudra peut-être un peu moins en constatant que ça ne se voyait déjà presque plus. D'ailleurs, je décidais de lui répondre. Je ne lui en voulais pas vraiment. J'avoue avoir eu un peu peur en le voyant avec ses mains couvertes de sang, mais il ne faisait que me défendre. Il m'avait repoussé accidentellement et si je ne m'étais pas interposé entre eux, je ne me serais jamais pris un poing sur mon visage.
JE SUIS CONTENTE POUR VOTRE VICTOIRE. JE SUIS D'ACCORD POUR TE VOIR CET APRÈS-MIDI. JE T'AIME AUSSI.
Je le verrouillais avant d'aller à la douche. J'avais à peine le temps d'allumer l'eau que j'entendais mon portable vibrer. Je souriais encore et me dépêchais de me savonner pour pouvoir vite lire sa réponse.
JE PASSE TE CHERCHER ET ON VA CHEZ MOI ?
Je coinçais ma serviette sous mon bras et m'asseyais sur mon lit.
JE VIENS DIRECTEMENT CHEZ TOI AVEC MA VOITURE.
Je sautais de mon lit pour prendre des vêtements propres dans mon armoire et m'habillais en quatrième vitesse. Je descendais pour déjeuner alors que je retrouvais Jack et papa dans la cuisine. Jack mangeait une tartine et papa lisait le journal. Il levait les yeux vers moi en me voyant et je tournais la tête vers les placards. Je ne l'avais pas croisé depuis vendredi soir et j'avais peur qu'il me pose des questions en voyant mon visage.
– Ta joue va mieux ?
– Quoi ? Dis-je en me retournant.
Je regardais Jack qui haussait les épaules, puis papa qui semblait attendre ma réponse.
– Comment tu sais que je me suis fait mal ?
– Karen m'a dit que tu étais tombé pendant votre soirée.
– Oh, oui.
Il me fixait quand je posais un bol sur la table et je baissais les yeux. S'il savait vraiment ce qu'il s'était passé...
– Je peux aller voir Liam, cet après-midi ? Demandais-je timidement.
Jack relevait la tête et j'évitais son regard.
– Pourquoi ce n'est pas lui qui viendrait ? C'est toujours toi qui te déplaces.
– Parce que j'aime bien aller chez lui. Je peux voir Josh aussi.
Il soupirait avant de relever le nez de son journal.
– Je suis d'accord pour cet après-midi, mais j'aimerais bien que ça soit lui qui se déplace de temps en temps.
– Il m'a proposé de venir me chercher. Dis-je pour plaisanter.
– Tu vois très bien ce que je veux dire. Disait-il sérieusement.
– Oui, merci papa.
***
Je retrouvais Liam à quatorze heures. J'appréhendais un peu en frappant à la porte. Il devait s'en vouloir terriblement et j'avais envie de le rassurer. Je n'avais pas envie qu'il se torture trop longtemps. Comme je m'y attendais, c'est lui qui m'ouvrait la porte et il reculait pour me laisser entrer. La chaleur de la maison me faisait du bien et je me tournais vers lui. Il semblait fatigué, et aussi un peu inquiet.
– Salut. Dis-je en souriant.
– Salut.
Je mordais ma lèvre en le regardant. Il ne savait pas quoi faire et moi non plus.
– Je suis vraiment désolé pour vendredi soir.
– Ce n'est pas grave. Tu as juste voulu me défendre, et je ne t'en veux pas. C'était un accident.
Il fronçait les sourcils, visiblement pas convaincu, et je m'avançais vers lui pour le rassurer.
– Je te promets que je ne t'en veux pas.
Il détournait les yeux en serrant les mâchoires.
– Qu'est-ce que tu as ? Dis-je, inquiète.
– Je m'en veux juste beaucoup. Même si tu me dis que ce n'est pas grave, je sais que ça l'est.
– Tu n'as pas fait exprès.
– Oui, parce que je n'ai pas réussi à me contrôler.
– Tu n'as fait que nous défendre.
Je prenais ses mains et alors que je ne m'y attendais pas, il me prenait dans ses bras et me serrait fort contre lui. Son souffle chaud passait sous le col de mon pull et je fermais les yeux, rassurée.
– Je t'aime, bébé.
– Je t'aime aussi. Dis-je en caressant son dos.
Il se détachait de moi et me prenait la main.
– Qu'est-ce que tu veux faire ? Tu as besoins de parler ?
– De parler ? Répétais-je, sans comprendre.
– Oui, de vendredi soir.
– Non, je préférais qu'on oublie cette histoire et qu'on se regarde un bon film sous la couette. Il fait vraiment froid, dehors.
Il souriait et j'étais plus que rassurée de le voir aussi joyeux, tout à coup.
– C'est une très bonne idée.
On montait les escaliers et je le suivais dans sa chambre. Son lit était fait et rien ne traînait par terre. Il n'avait rien cassé depuis la dernière fois que j'étais venue. Le cadre photo que je lui avais offert à Noël était sur sa table de nuit et je souriais de plus bel.
– Qu'est-ce que tu veux regarder ?
– Je ne sais pas, tu as une idée ? Dis-je en m'asseyant sur le lit pour pouvoir enlever mes chaussures.
J'enlevais aussi mon pull pour être plus à l'aise.
– Je me rappelle juste qu'on n'avait commencé une série qu'on n'a jamais finie.
– Lucifer ? Dis-je en arquant un sourcil.
– Ça te dit ?
– Aller. Dis-je en souriant.
Je me rappelais la première soirée qu'on avait passée ensemble chez moi. La soirée où Liam m'avait touchée pour la première fois et une certaine tension montait dans mon ventre.
– Je crois que je ferais mieux de remettre la série du début.
– Je crois aussi. Dis-je en le regardant sauter sur le lit avec la télécommande.
J'avais continué à regarder cette série toute seule chez moi, mais je ne lui rappelais pas. J'avais envie de me rappeler la première fois où j'avais regardé cette série avec lui, quand les choses étaient encore tellement simples.
Il tirait sa couette avant de s'allonger à côté de moi et de me faire signe de venir dans ses bras. Je m'exécutais en posant une main sur son ventre dur et ma tête sur son épaule. Je respirais son parfum en fermant les yeux et il tirait la couette avec son pied pour la mettre sur nous avant de démarrer la série.
– Fais voir ta joue. Me disait-il doucement.
Je relevais la tête vers lui et il fronçait les sourcils en posant doucement une main sur ma joue gonflée.
– Ça te fait encore mal ?
– Non, ça va. Dis-je pour le rassurer.
– Je suis tellement désolé. Me disait-il en la caressant.
– Je sais, ne t'inquiète pas.
Je reposais ma tête sur son torse et il commençait à me caresser le bras. Je regrettais maintenant d'avoir mis un jean, parce que je commençais déjà à avoir trop chaud. Lui était en short, T-shirt, comme à chaque fois que je venais chez lui. J'avais l'impression qu'il n'avait jamais froid.
Je repoussais discrètement la couette pour laisser passer un peu d'air et caressais son ventre avec le bout de mes doigts. Son ventre se contractait et je sentais qu'il avait envie de rire.
– Oh, on craint les gratouilles ? Dis-je en rigolant.
– Je crains plutôt tes mains gelées.
– Oh, pardon.
Je sortais ma main de dessous son T-shirt et continuais mes massages par dessus. Je passais une jambe au-dessus des siennes pour trouver une position confortable et me concentrais sur la série. Au bout de quelques secondes, il me saisissait le poignet et je relevais la tête vers lui.
– Pas si bas.
Je baissais les yeux sur ma main et constatais que j'étais proche de son entre-jambe, qui formait maintenant une bosse sous son short. Oups. Voir ça me donnait immédiatement une bouffée de chaleur, et je décidais de m'amuser un peu.
– Oh, il est peut-être jaloux que ce ne soit pas lui que je touche ? Dis-je avec un petit sourire coquin.
Il me lâchait le poignet et je m'aventurais sous son short, puis sous son caleçon. Je trouvais son membre tendu et commençais à le caresser. Il était brûlant. Liam prenait une grande inspiration et je faisais glisser mes doigts froids sur sa peau, passant délicatement sur toute sa longueur. Plus je le caressais, plus la chaleur montait dans mon corps.
– Bébé, si tu continues comme ça, je vais bientôt en finir, moi.
Je souriais contre sa peau avant de relever la tête sans arrêter de le toucher.
– Qu'est-ce que tu proposes ?
Il fixait mes yeux, puis ma bouche, et je me léchais les lèvres. Il savait parfaitement ce que je voulais. Je saisissais son membre dans ma main et il laissait échapper un gémissement.
– Tu me rends tellement fou.
Je n'avais pas le temps de lui répondre qu'il écrasait ses lèvres sur les miennes. Sa langue trouvait la mienne et je passais au-dessus de lui, mettant une jambe de chaque côté de ses hanches. Je sentais son membre appuyé contre mon jean. Liam se relevait légèrement et je l'aidais à enlever son T-shirt, puis son short.
Il ne restait que nos sous-vêtements quand on tentait de reprendre notre souffle, et je m'asseyais sur ses cuisses pour soulever son caleçon. Je le faisais glisser le long de ses jambes et il m'attirait contre lui pour retirer ma culotte. Je me plaçais au-dessus de lui, et lentement, très lentement, il me pénétrait jusqu'à ce qu'il soit complètement enfoui en moi. J'émettais un gémissement libérateur et il entamait un mouvement de va-et-vient. Je roulais des hanches lentement au-dessus de lui, et il posait ses mains sur mes fesses pour me maintenir à une certaine distance, donnant des coups de reins de plus en plus rapide. Je me penchais pour l'embrasser et il s'agrippait fermement à mes fesses. La chaleur sous sa couette commençait à rendre nos peaux moites, et je la repoussais avec une main.
– Comment tu fais pour être aussi parfaite ? Me disait-il, essoufflé.
Je souriais et il se retirait d'un coup pour me basculer sur le lit. Je criais de surprise en rigolant et me rattrapais sur les coussins. J'étais maintenant à quatre pattes devant lui et je savais ce qu'il allait faire. Je repoussais les cheveux qui me tombaient sur le front en reprenant ma respiration.
– Tu veux bien rester comme ça ?
J'acquiesçais, me mordant la lèvre en le suppliant presque de se dépêcher. C'était douloureux de l'attendre trop longtemps. J'étais trop pressée de le sentir en moi et cette position m'excitait encore plus.
Il faisait glisser une main le long de ma colonne vertébrale et je cambrais mon dos. Finalement, ses mains venaient empoigner mes hanches et je serrais les dents pour retenir un cri quand il me pénétrait brusquement. Je l'entendais gémir derrière moi tandis qu'il recommençait une fois, puis deux, et je me perdais... Je ressentais chaque centimètre de son membre quand il sortait et entrait en moi. C'était trop bon.
– Tu aimes ?
Je ne répondais pas. Il connaissait déjà ma réponse. Il accélérait ces mouvements et je mordais l'oreiller. Je sentais que j'allais exploser d'une seconde à l'autre. Je cambrais un peu plus mon dos et fermais les yeux quand je sentais tous mes muscles se contracter. Je me laissais aller, le laissant ralentir ses mouvements, tandis qu'il se perdait à son tour en moi.