CHAPITRE 14 LE POINT DE VUE D'ESPOIR Le moteur ronronnait doucement et Loïc conduisait, concentré sur la route. Moi, je fixais le paysage qui défilait derrière la vitre, encore à moitié perdu dans mes pensées. Pourtant, la conversation roulait comme si de rien n’était. — Frérot, t’as vu le nouveau terrain de sport qu’ils ont installé à la fac ? dit Loïc, le regard pétillant. — Ah ouais ? répondis-je, distrait. — Grave, avec du matériel dernier cri ! Je crois que cette année, ça va vraiment bouger. Je hochai la tête, un petit sourire en coin. — Tant mieux pour toi, frérot. Tu sais que moi et le sport… enfin, sauf la course du matin. Il rit. — Ouais, sauf ta course du matin, et encore… je crois que c’est plus pour les meufs que tu cours ! Je levai les yeux au ciel, amusé malgré moi

