Juin Quartier Mafouta, jeudi 3 juin 2010 Une torpeur empesée et maganée m’a envahie. Je suis de près le destin, ce qu’on appelle ici « le triptyque Réveil-Oisiveté-Dodo ». Pas la moindre envie de lire ni d’écrire. Je louvoie, je remets tout à demain. Je ne mange plus à heures fixes. Pis, cette indolence subite semble se mouvoir en un irrésistible charme tant je n’arrive pas à m’en départir. Mes recherches pour mon travail n’avancent pas. Je m’en vais me reposer chez mon oncle, à Mafouta, après le Djoué. Curieusement cela a eu l’air d’arranger Jeanne. En tout cas elle n’a pas émis le moindre son dissonant quand je lui ai dit que je me rendais chez son grand-frère pour tout le week-end, voire plus. Elle m’a dit que ça allait me faire du bien. Devait-elle se livrer à des actions auxquelles

