XII Mercredi 8 juin. À dix heures du matin, après avoir vainement tenté de se rendormir malgré la prise de somnifère, Morand, qui se sent encore un peu dans les vapes pour prendre lui-même le volant, se fait conduire par l’un de ses hommes à la chapelle Sainte-Anne. La découverte de cette nuit, dans l’abside, l’intrigue. Une inscription, un vieux graffiti ? Morand ne sait au juste. Ce peut être tout simplement une veinure de la pierre, une rainure, une éraflure de burin, n’importe quoi. Mais Morand veut en avoir le cœur net. Si on se donne la peine de sonder le sol, on peut aussi se donner celle d’effectuer d’autres sortes de repérages ou de marquages. Et puis ça ne coûte rien de vérifier. S’il fait chou blanc, il aura, comme on dit dans le métier, « fermé une porte. » Le policier se gar

