I Comme à chaque fois c’est arrivé sans prévenir. C’était au début de l’été, à la mi-juillet, un été breton beau et chaud comme en ce moment, comme rarement. Ça doit faire cinq ans, si mes souvenirs sont bons, oui, c’est ça, cinq ans presque jour pour jour. Un samedi en fin d’après-midi, Gwendal – l’un de mes lieutenants – était venu me chercher au club de sport où je cultive l’harmonie de mes formes en pratiquant la savate et d’autres sports désuets. Il avait une bonne raison d’interrompre ma séance : des post-ados venaient de mettre au jour un truc glauque, bien caché dans un trou très profond. Ils avaient quitté Brest au petit matin pour aller se balader dans la région de Huelgoat. Ils étaient partis avec tout le matériel qu’il faut pour une bonne séance d’alpinisme ou d’escalade, je

