CHAPITRE 13

958 Words
AUGUSTINO Je la regardais s’éloigner sur le béton menant au portail de sa grande maison moderne et lumineuse. Ses fesses rebondies bougeaient au rythme de ses pas et j’espérais qu’elle se retourne pour que je puisse voir son visage encore une fois. Mais une fois qu’elle disparaissait derrière son haut portail noir, j’ordonnais à Léonardo de démarrer. Je repensais à cette nuit. A la facilité que j’avais eue à l’emmener chez moi sans la forcer. Contrairement aux autres filles que je faisais venir chez moi avant, celle-ci n’était ni facile à avoir, ni facile à gérer. Même si j’étais surpris qu’elle cède à mes avances, j’étais encore plus surpris de constater que cette femme savait parfaitement prendre les commandes. Une fausse timide diablement sexy qui baisait comme une déesse. Rien que de repenser à la façon dont elle s’était jetée sur moi pour m’embrasser alors que je pensais qu’elle allait décliner ma tentative de la séduire… je n’aurais pas cru qu’elle pourrait autant me surprendre. D’ailleurs, personne n’arrivait jamais à le faire. J’aspirais ma lèvre inférieure entre mes dents, chassant toutes les pensées salassent qui me faisait perdre tout contrôle. – Alors, Gus, tu as déjà rempli le contrat ? J’arrivais sur la terrasse quelques minutes plus tard, les mecs jouaient aux cartes autour de la table et je plissais les yeux pour regarder Andrés. – De quoi tu parles ? Je prenais le fauteuil libre et prenais la bière de Julio. J’ignorais son regard désapprobateur et buvais en fixant l’océan, les coudes sur mes genoux. – La fille Williams. Je me redressais en prenant une grande inspiration. Le sujet Elia ne regardait que moi. J’étais encore contrarié que mon père en ait parlé aux autres, alors je préférais ne pas répondre. – Alors, elle a craquée ? Je buvais une gorgée, toujours en regardant en face de moi pour montrer que je n’avais pas envie d’en parler. Andrés commençait déjà à m’énerver. – Quoi ? Tu ne veux rien dire ? C’était si nul que ça ? Pourtant, elle avait l’air vraiment… – C’est bon Andrés, ça ne te regarde pas. Les autres rigolaient et je soupirais. – Donc, tu l’as baisée ? Je le fusillais du regard et il détournait les yeux. Mieux vaut ne pas me mettre en rogne, même si j’avais passée une excellente nuit. Mon humeur pouvait changer à tout moment, surtout quand ces idiots cherchaient à savoir ce que je faisais quand je n’étais pas avec eux. – Comment tu as fait pour réussir à la convaincre de venir ici en aussi peu de temps ? Me demandait Julio. – Tu sais que j’obtiens toujours ce que je veux, peu importe le temps que ça prend, d’autres personnes sont plus faciles à convaincre. Ils se remettaient à rire et je finissais ma bière d’une traite avant de me lever. – Restes faire une partie avec nous. Me disait Andrés. Je ne répondais pas et sortais de la terrasse pour rentrer. Quand j’arrivais dans ma chambre, j’enlevais ma chemise et mon pantalon pour me mettre en short. Du bord de mon lit, je pouvais voir les gars sur la terrasse, toujours en train de boire et de jouer au bord de la piscine. Et moi, je restais seul en train de repenser à cette nuit. A cette fille que j’avais mal jugée au départ. Elle était belle, tellement innocente et si attirante. Je ne serais pas surpris si elle regrettait cette nuit passée avec moi. Elle semblait avoir des principes, et je doutais que coucher avec un inconnu en face partie. Peut-être que l’alcool l’avait aidé à céder à mes avances, mais je n’avais pas détecté une once de regret dans son regard ce matin. Je n’avais pas pour habitude de dormir avec des femmes. D’habitude, elles partaient bien avant que je m’endorme, et c’est ce qui avait dû me perturber alors que je n’avais pas réussi à dormir plus de deux heures. C’était une des premières fois que je laissais une femme dormir dans mon lit, et p****n, qu’est-ce qu’elle m’avait excitée. Je me relevais, décidé à prendre une douche pour me remettre les idées en place. Cette fille me perturbait, et je ne savais pas pourquoi. Je l’avais raccompagné chez elle – une grande première – et maintenant, j’avais l’impression d’avoir manqué quelque chose. De ne plus savoir quoi faire et de ne plus arriver à penser à autre chose. L’eau chaude coulait sur mon visage et je fermais les yeux, appréciant ce moment de répit avant de reprendre mes affaires qui me faisaient déjà regretter de ne pas avoir dormi plus de temps cette nuit. Peut-être qu’une sieste sur la terrasse du toit me ferait du bien, me changerait les idées et me donnerait un peu de forces ? Je coupais l’eau, sortais de la douche et prenais une serviette que j’entourais autour de ma taille, puis une autre pour sécher mes cheveux et essuyer mon visage. Mon téléphone se mettait à sonner dans ma chambre et je sortais de la salle de bain. Mon père. – Sí, papá (Oui, papa, en espagnol). – Ah, mi hijo, estaba esperando tus noticias (Ah, mon fils, j'attendais de tes nouvelles, en espagnol). Je me dirigeais vers la fenêtre pour regarder les autres dehors. Aldo et Julio étaient maintenant dans la piscine et les autres n’étaient plus sur la terrasse. Mon père avait dû les contacter avant pour leur dire quoi faire. Je sentais qu’une dure journée m’attendait. Le téléphone à l’oreille, je lui répondais : – Estaba un poco abrumado (J'ai été un peu débordé, en espagnol). Et ça en partie à cause de cette Elia. En revanche, du temps très plaisant, et je comptais en profiter un maximum.
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