XXXIIDimanche 28 avril. L’aube est bien grise pour une matinée de départ. Éveillé au petit jour, dans ma très vieille maison, je regarde avec inquiétude le carré du ciel assombri qui paraît par l’ouverture béante de mon toit : c’est la pluie menaçante. Autour de moi, il n’y a plus ni tapis, ni tentures, plus trace de mon installation éphémère ; tout est enlevé, emballé ; l’air de vétusté et de délabrement misérable est de nouveau partout. Il est convenu avec le capitaine H. de V *** que nous devons voyager en burnous, pour moins éveiller l’attention des tribus en passant. Or ma garde-robe indigène n’étant pas extrêmement bien montée, j’ai fait laver hier, en prévision de la route, mes longues chemises flottantes, mes longues faradjias blanches, et elles ont passé la nuit tendues sur ma

