XXIMardi 16 avril. La première nuit passée dans cette maison a été assez lugubre. Constamment ces mêmes bruits : le vent, la pluie, les lointaines prières. Vers deux heures du matin, les vieilles portes de mes escaliers et de mes couloirs étaient tellement secouées, avec de tels bruits de ferraille, que je me suis cru envahi, – alors j’ai fait une ronde générale, ma lanterne à la main. – Mais non, personne ; rien que du vent, des rafales, et les verrous toujours en place. Et je ne me suis réveillé ensuite qu’en voyant filtrer le jour par les fentes de mes grandes portes de cèdre. Pieds nus, sur le tapis qui couvre mon pavé de faïence, je suis allé d’abord ouvrir une de mes petites chatières ogivales et j’ai regardé le ciel, par l’ouverture béante de mon toit : obstinément ce même ciel d

