Pov Darrell
Quand je termine ma petite besogne avec ma soit disant petite amie, je sors et la laisse endormie dans le lit.
J'ai pas du tout été tout avec elle,je l'avoue.
Mon téléphone m'indique qu'il est 20:30. Je descends et remarque que la fête continue toujours. Je vais me réfugier chez le barman.
- Une bouteille de vodka !
- La dernière bouteille vient de partir.
- Et qui a osé la prendre ?
- Ce jeune homme assis avec les filles au bord de la piscine.
Je suis son doigt qui indique le voleur de bouteille.
J'avance vers la piscine et vois mon voleur qui n'est autre que mon meilleur ami.
- Je te croyais partis. Dit il en arrêtant d'embrasser l'une des filles qui étaient autour de lui.
- Comme tu le vois, je suis là et je vois aussi que tu ne t'es pas ennuyé pendant mon absence. Dis je en dévisageant les filles qui lui tenaient compagnie. Celles-ci n'arrêtaient pas de le caresser.
Dégouté, je leur demande de s'en aller.
- Pourquoi tu leur demandes de partir , on était si bien. Râle t il.
- Qu'est ce qui te prend de faire ça, tu es ivre.
- Non , je suis...très...lucide. Répond il en hoquetant.
Il essaie de se lever mais il n'y arrive pas alors je lui tend ma main qu'il saisi.
- Je suis très lucide, mec.
Je lui tenais la main mais comme monsieur insiste sur sa lucidité, je lâche sa main.
Ploof
- Monsieur le lucide, c'est pas ici le chemin pour se rendre à la maison. Dis je en riant aux éclats.
- Qu'est ce qui t'as pris ?! Me demande t il en remontant à la surface.
Il ramène ses cheveux derrière sa tête et sort de la piscine.
Il commence à être lucide maintenant. Ce petit plongeon la réveillé de son état d'ivresse.
- Par ta faute je suis tout trempé. Recrimine t il.
- En te voyant avec ces filles j'avais comme l'impression que tu n'avais pas peur que tu mouilles.
- Ça c'est une bonne manière de se mouiller ! Prosteste t il.
- Ça se sont tes impressions... allez rentrons demain la m***e recommence.
- Yeahh. Ironise t il en agitant ses mains vers le haut.
*****
Je rentre à la maison aux environs de 22:45, toutes les lumières sont éteintes. Je monte à l'étage avec l'aide de la lampe de poche de mon téléphone. Au moment d'entrer dans ma chambre je jette un œil à la porte de la chambre de Kiara. Celle ci avait encore la lumière allumée et la porte était entrouverte. Mon inconscient me pousse à entrer mais ma raison me dit de rester loin d'elle.
Et m***e !
Je pousse la porte et entre.
- Oh mon Dieu !! Crit elle en mettant sa main sur sa poitrine.
Elle était assise jambe croisé dans son lit et elle tenait un petit carnet entre ses mains. Cela devrait être son journal intime.
Ce petit carnet est une beauté extraordinaire. Sa couverture est d'un violet profond, une couleur qui évoque la passion et la créativité. Des motifs délicats en relief ornent la couverture, ajoutant une touche d'élégance et de mystère.
Mais ce qui rend ce journal vraiment beau se sont les papillons qui l'ornent. Leurs ailes délicates et colorées semblent presque prendre vie sur la couverture. Chaque papillon représente une idée, un sentiment ou un moment précieux.
Son cœur battait la chamade, cela se voyait, ses yeux s'ouvraient et se renfermaient. C'était un moyen pour elle de se calmer.
D'une voix agacée elle me regarde et me lance ces mots :
- Tu ne sais pas ce qui veut dire frapper à la porte ?
- Désolé, j'ai pensé que tu t'étais endormie en oubliant d'éteindre la lumière. Et j'avais besoin de te parler.
- Ça ne te donne pas le droit de débarquer sans prévenir. La prochaine fois, frappe à la porte, c'est la moindre des politesses ! Me dit elle en croisant ses bras.
- Encore une fois désolé. Mais il faut qu'on parle.
- Je n'ai rien à te dire !
- Moi si...répondis je en m'approchant de son lit.
Mes yeux chute son pyjama fleurie. C'était l'un des nombreux que je lui avais offert avant qu'on ne sépare et jusque là, elle ne l'avait jamais enfilé pour que je le voie. Elle était sublime à l'intérieur de ce pyjama, j'en perdais mes mots. Mes yeux se perdaient sur son corps de déesse mis en valeur à travers ce pyjama.
Elle se racle la gorge et me regarde.
- Quand t'auras terminé de me regarder, la porte de ma chambre est ouverte pour que tu foutes le camp. Je n'ai rien à te dire et je suis sûr que toi non plus. J'ai besoin d'écrire tranquillement sans être troublée par les moucherons de ton genre. Va parler à une autre personne, je sais pas à Cooper ou a la parfaite crieuse qui te sert de petite amie. Dit elle en sortant du lit et en allant se positionner devant la porte.
La culotte fleurie assorti à son haut dessinait parfaitement ses fesses rebondies et ,Oh Dieu, je mourais d'envie de les toucher.
- Qu'est ce que t'attends demain j'ai cours et je sais que pour toi l'école ne compte pas puisque tu iras te performer dans football américain. Mais pour nous qui cherchons à aller plus loin dans notre parcours laisse nous nous reposer !
J'avance a son niveau et madame perd ses moyens.
Je n'ai encore rien fait.
- Je sais très bien que tu es jalouse. Tu mourais t'envie d'être à sa place, n'est ce pas. Sentir mes baisers descendre sur tout ton corps pendant que toi tu cris sans cesse mon nom. Sussure à son oreille.
Elle déglutit et je lui souris et sort de sa chambre victorieux.
Pov Kiara
Je ferme ma porte et cette fois ci à clé pour ne pas que cela se reproduise. Je me jette dans mon lit trop troublée pour continuer à écrire.
Je prends mon journal et lis ce que j'avais déjà écrit.
«Dans l'ombre de ma chambre, je me replie, submergée par les disputes incessantes qui ébranlent mon cœur fragile.
Les murs résonnent de ces querelles, créant une symphonie douloureuse qui envahit mon être.
Chaque mot lancé dans ces disputes est comme une flèche acérée qui transperce mon âme. J'essaie de paraître moins sensible devant les autres mais à l'intérieur, mon cœur saigne. Les disputes grandissent, se nourrissant de mon innocence et de ma joie de vivre.
Je voudrait tant que la paix règne dans ce foyer, que l'amour soit le langage parlé entre mes parents. Mais au lieu de cela, je suis témoin de ces disputes incessantes provoquée par ma mère qui se croit être supérieur à mon père. Ses actes laissent des cicatrices invisibles sur mon cœur meurtri.
J'arrive plus à parler, car les mots semblent perdre leur pouvoir face à ces disputes dévastatrices. Je rêve d'un foyer où règne la bienveillance, où les sourires remplacent les cris j'aspire à une vie sans ces affrontements, où je peut enfin retrouver la sérénité qui m'a été arrachée autrefois.
Au delà de ces tourments, il y'a la peur et le doute qui ne me laisse pas indifférente.
Dans l'ombre de mes nuits, la peur me tourmente,
Elle étreint mon cœur, me laisse sans répit, me hante.
Elle m'engloutit dans un abîme de doutes et de frayeurs,
La peur, un monstre vorace qui dévore mes bonheurs.
Elle s'infiltre dans mes pensées, me glace le sang,
Elle chuchote à mon esprit des scénarios effrayants.
Elle me paralyse, me rend faible et impuissant,
La peur, un poison insidieux qui me consume lentement.
Elle prend le contrôle, elle étouffe mes espoirs,
Elle nourrit mes angoisses, me laisse sans espoir.
Elle me pousse à me cacher, à fuir la lumière,
La peur, un tyran implacable qui me laisse en arrière.
j'ai voulu refuser de me laisser écraser par sa puissance,
Mais je ne peux pas résister à cette élixir.
L'amour,j'en ai peur maintenant.
Peur de m'ouvrir.
Peur d'être l'ombre de moi même.
Peur d'être malheureuse et blessé comme mon père.
Je transforme ma peur en mots, en vers déchirants,
La peur, une muse sombre qui nourrit mes tourments.
Elle fait partie de moi et même si je voudrais un jour m'en en détacher elle sera là, toujours à mes côtés.
C'est maintenant elle mon refuge .
Ses démons, son mes démons.
Je plonge dans l'abîme, je me perds dans la terreur.
Je laisse mes mots décrire l'impact dévastateur,
La peur, un ouragan destructeur qui laisse des cicatrices amères.
Mon monde c'est le monde où la peur règne en maître, où les larmes sont nombreuses.
Car parfois, il est important de reconnaître sa présence,
Et de laisser nos émotions s'exprimer avec toute leur essence.»
Je pleure à chaque fois que mes yeux se pose sur une lettre.
J'avais mal et rien ni personne ne pouvait guérir ce mal.