L’amour, c’est beau !

1753 Words
-         Tu viens de dire quoi là ? s’étonna-t-elle. -         Je crois que tu l’as très bien entendu. Mais s’il faut le répéter mille fois, je le ferais : Veux-tu sortir avec moi ? répéta-t-il. -         Attends, laisse-moi réfléchir un court moment disait-elle pour blaguer. Oui, Oui, Oui cria-t-elle. J’ai cru un instant que tu ne me poserais jamais cette question poursuivit-elle avant de l’embrasser de nouveau. -         Je n’ai pas bien entendu, tu veux bien me répondre encore ? tenta-t-il. -         J’ai dit Oui, Oui, Oui. C’est bon maintenant ? interrogea-t-elle. -         Oui, je crois que c’est assez clair maintenant. Il lâcha un ouf de soulagement comme s’il venait d’être déchargé d’un poids lourd. Ils se tenaient bras dessous, bras dessus pour quitter le parc. Blandine avait longtemps attendu ce moment et pourtant, elle cachait très bien son jeu. Si depuis leur première rencontre, elle appréciait Diego, elle avait essayé pendant longtemps de lui faire croire le contraire. -         Si tu attendais que je te pose cette question, pourquoi tu ne m’as pas facilité la tâche ? demanda, Diego. -         De quelle tâche parles-tu ? répliqua-t-elle. -         Pendant longtemps, tu m’as donné l’illusion de ne pas être intéressée par une relation amoureuse avec moi. Et si je n’y avais pas cru jusqu’au bout ? Tu aurais fait le premier pas ? chercha-t-il à savoir. -         Premier pas ? Jamais ! s’exclama-t-elle. Si tu n’avais pas posé cette question, on serait resté des amis et ce sera terminé. A toi, je n’ai même pas fait de caprice. Je t’ai dit plusieurs fois que je t’appréciais. Je n’allais pas être plus explicite que ça exprima-t-elle. -         Je me le disais bien. Vous les filles, c’est toujours pareil. Maintenant que les choses ont évolués entre nous, tu peux me le dire en toute honnêteté ? -         Quoi ? Qu’est ce que tu veux que je te dise en toute honnêteté ? interrogea-t-elle. -         Le b****r, celui du soir après le cinéma. C’était accidentelle ? Je veux que tu répondes avec sincérité. -         Je ne sais pas pourquoi tu poses ce genre de questions. Cela te rapporterait quoi de savoir si c’était accidentelle ou pas ? -         Rien de façon concrète mais je veux savoir insista-t-il. -         C’est désormais sans importance, Diego. Parfois, il faut laisser le passé où il est et ne pas chercher à avoir toutes les réponses. Cela ne nous avancerait en rien de toutes les façons répondit-elle, avec calme. Diego aurait aimé avoir une réponse mais comme Blandine le lui avait déjà dit, connaitre la réponse à cette question ne les avancerait en rien. Après l’avoir déposé chez elle, il continua sa route en marquant une pause chez son ami Peter. Ce dernier ne savait pas que Diego venait lui rendre visite. Son téléphone s’était mis à sonner. -         Hey, Diego dit-il après avoir décroché. Il y a quoi de neuf cette nuit ? s’enquit-il. -         Tu es à la maison ? questionna-t-il après l’avoir salué. -         Oui, pourquoi cette question ? se demanda-t-il. -         Je suis devant ta maison, il faut sortir ! lui ordonna-t-il amicalement. -         Quoi ? Cette nuit ? s’exprima-t-il avant d’enfiler un tee-shirt et de s’empresser de sortir de la maison. Il raccrocha dans la foulée. Quelques secondes après, Peter était dehors. Diego, collé contre sa voiture, l’attendait. -         Qu’est ce que tu fais ici à une pareille heure ? s’était-il mis à demander, une fois proche de Diego. -         Arrête de chouiner veux-tu ? s’amusait-il. Il fait quelle heure et depuis tu me parles de nuit ? -         Moi, chouineur ? Tu as pris des semblants d’aile, je ne sais pas ce qui s’est passé rétorqua-t-il. Bon, plus sérieusement, tu es venu pour quoi ? questionna-t-il. -         Je ne peux plus passer voir mon ami maintenant hein ? -         On sait tous les deux que tu n’es pas venu juste par hasard. Tu as eu toute la journée pour venir me rendre visite mais tu ne l’as pas fait. Alors, qu’est-ce qui te rend si heureux ? Oui, avant de chercher à savoir pourquoi je demande ça, ça se lit sur ton visage. -         Bon, bon, je vais te le dire. Tu as raison. Je suis heureux et cela parce que je suis en couple lui hurla-t-il presque. -         Du calme, du calme. Toi en couple ? Attends, avec qui ? Blandine ? Oh non ! s’étonnait-il. -         Oui, tu es trop bête. Si ce n’est pas Blandine, qui d’autres veux-tu que ça soit ? -         Mais c’est juste à peine croyable. Tu lui as demandé quand, elle t’a répondu quand ? cherchait-il à savoir. Vas-y, raconte-moi tout. -         C’était tout à l’heure (…) commençait-il à dire avant de se voir interrompre par Peter. -         Tout à l’heure ? questionna-t-il. -         Tu vas me laisser continuer ? Comment tu veux que je te raconte ça si tu ne me donne même pas le temps d’en placer une ? se plaignit-il. -         Okay, vas-y ! Je t’écoute alors. -         On était, avec Blandine, au parc tout à l’heure. Vu notre rapprochement ces derniers temps, j’avais décidé de me lancer. J’étais en mode advienne que pourra donc je lui ai demandé si elle voulait sortir avec moi et sa réponse a été oui, sans hésiter racontait-il comme s’il y était encore. Son visage rayonnait. -         Sans hésiter tu dis ? Je savais dès le début qu’elle était tombée sous ton charme, je le savais. En tout cas, bonne chance à toi et que cette relation dure aussi longtemps que possible. Tu fais les présentations quand ? -         Merci mon frère ! Les présentations ? Je le ferai quand l’occasion va se présenter. Je ne peux pas planifier cela. Je tenais à te le dire de vive voix avant de rentrer. -         C’est cool Diego. Il faut vite la mettre dans ton lit, il ne faut pas rester là à jouer à l’amoureux lui conseilla-t-il avec malice. -         Sois un peu sérieux Peter. Tu ne vois que du s**e toi ? Sale pervers. Je me demande même comment on a pu être ami et qu’on continue de l’être. C’est juste incroyable. -         Tu penses que c’est être pervers ? Tu vas me parler d’amour platonique et tout ? Tu vas le dire aux gens naïfs, pas à moi. -         Je ne veux pas rentrer dans ce débat avec toi, on sait tous les deux que personne ne s’en sortira vainqueur. Bon Diego, je vais essayer de filer avant que mes parents ne commencent par m’appeler. Je suis sorti avec la voiture sans demander leur permission, je n’ai pas le droit de renter tard. -         Qui est ce qui me parlait tout à l’heure de chouineur quand je parlais d’heure ? C’est bon, rentre avant qu’il ne soit trop tard. Les deux amis se séparèrent sur des taquineries. La semaine qui a suivi, c’était la dernière semaine pour les cours de renforcement. Les informations allant très vite, tout le lycée était déjà au courant que Diego et Blandine sortaient ensemble. Ayant finalement eu l’occasion de le faire, Diego présenta Blandine à Peter et Charles. Elle fit un commentaire ou diront-on, un compliment à Peter que Diego n’apprécia véritablement pas. En effet, après la présentation des uns aux autres et après qu’ils se soient éloignés, Blandine lâcha à Diego. -         Ton ami Peter, il est vraiment un bel homme. -         Tu veux dire quoi par-là ? questionna-t-il sans pour autant afficher sa jalousie. -         Oh non, ne te fait pas des idées mon chéri. Ne sois pas inquiet, ne sois pas jaloux. C’est toi que je préfère, c’est toi le plus beau flattait-elle pour se rattraper. Diego n’était pas emballé et rassuré mais lâcha vite la pression. Avec la fin des cours de renforcement, la fréquence de leur rencontre diminua. Un jour pendant les vacances, alors que Blandine s'ennuyait, elle décida de passer un coup de fil à Diego. -         Allô babe ! comment vas-tu ? -         Je vais ben et toi chérie ? répondit-il. -         Je ne vais pas très bien, disait-elle d’une voix grincheuse. Dis-moi tu es occupé ? demanda-t-elle, toujours d'un ton plaignant. -         Tu as quoi mon amour ? s’inquiétait-il. Non, je ne suis pas occupé. Pourquoi demande-tu cela ? poursuivit-il. -         Euh, non il n’y a rien de grave. Ne t'inquiète pas lui assura-t-elle. C'est juste que je m'ennuie et je voulais savoir si tu pourras passer chez moi. J'ai envie de passer la journée avec toi ! -         Tu sais que je sais me rendre disponible pour toi ma belle. Donne-moi 45 minutes et je te rejoins. -         D'accord mon amour. Je vais t'attendre. A dans 45 minutes et ne sois pas en retard. Diego se hâta en prenant une douche extra rapide. Il enfila un tee-shirt léger et un jean short camouflé puis se parfuma. Trente minutes plus tard, Diego sonna au portail de la maison de Blandine. En le voyant depuis son balcon, elle ne put s'empêcher de sourire en lâchant : Toi, tu as la notion de l'heure. Je vais te gâter aujourd'hui. Elle descendit et vint ouvrir le portail. En sautant dans les bras de Diego, Blandine l'invita à rentrer. -         Tu étais si ennuyée que ça ? lui demanda-t-il. -         Oui ! tu me manquais tellement, si tu vois ce que je veux dire lui chuchota-t-elle à l'oreille et en l’embrassant. -         Waouh ! répondit-il, surpris. Tu es chaude là, tu as pris quoi ? Et tes parents ? -         Ils sont en voyage. On a la maison à nous tous seuls lâcha-t-elle en déboutonnant son chemisier laissant entrevoir son soutif qui ne tenait pas ses seins débordants. Assez parlé, Montons ! répliqua Diego suite à ce geste de Blandine. Dans les marches de l'escalier, Blandine commençait à embrasser torridement Diego. Diego, dépassé par les faits vu la précipitation des actions, se laissa faire. Il essaya de parler mais Blandine l'en empêchait avec ses lèvres. Ils arrivaient enfin dans la chambre de Blandine et là Diego décida de prendre les choses en main. Il ouvrit la porte, déboutonna le chemisier de Blandine qu'il laissa tomber par terre avant de jeter Blandine sur le lit puis claqua la porte. Ils se livrèrent à une partie de jambes en l’air pendant une bonne heure. -         Oh mon Dieu. Tu le fais comme un dieu. Elle ne s’attendait pas à ce qu’il soit aussi performant qu’il venait de l’être. Diego sourit et respira profondément sans dire mot.
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