18. La halle à marée Albert Emery retourna chez Tonio. La maison était vide. Les clefs se trouvaient sous le deuxième pot de fleurs comme le capitaine le lui avait indiqué. Albert voulait se doucher, se changer, avant de partir chez son oncle Marcel à Ault. Il était temps de saluer le vieil homme, une des seules personnes qui l’ait soutenu durant sa détention. Il était temps aussi de récupérer le Metella, le voilier qui l’emmènerait loin d’ici. Un pick-up japonais immatriculé dans l’Aisne le prit en stop. Le conducteur portait des moustaches tombantes, un treillis camouflé allemand et n’était pas bavard. Le genre à avoir un fusil chargé dans son coffre et une dague de chasse nouée au mollet. Il lâcha Albert un peu avant les falaises où les gens du coin venaient se suicider. Le beau temp

