22. Descente au Memphis Pour Albert, il était temps de récupérer son oseille en souplesse et de tracer vers la Nouvelle-Calédonie. Il emmènerait Mireille. Il n’aspirait qu’à vivre paisiblement sous le soleil. Pour l’instant, le soleil n’était encore qu’un rêve. Il pleuvait abondamment sur le parking du Memphis, la boîte de nuit de Face de sole. Albert attendait depuis plus d’une heure que la clientèle « haut de gamme » se disperse. Il préférait travailler dans le calme. Mireille lui avait prêté sa voiture. Son 9 mm était chargé, une balle dans la chambre, posé à la place du mort, à portée de main. Des b****s de trois ou quatre jeunes sortaient de la boîte en braillant, avec des rires stupides, en se tenant par les épaules. Ils démarraient en trombe en faisant crisser les pneus, ce qui f

