Lettre XXVFontainebleau, 6 novembre, II. Je quitte mes bois. J’avais eu quelque intention d’y rester pendant l’hiver : mais si je veux me délivrer enfin des affaires qui m’ont rapproché de Paris, je ne puis les négliger plus longtemps. On me rappelle, on me presse, on me fait entendre que puisque je reste tranquillement à la campagne, apparemment je puis me passer que tout cela finisse. Ils ne se doutent guères de la manière dont j’y vis ; car s’ils le savaient, ils diraient plutôt le contraire, ils croiraient bonnement que c’est par économie. Je crois encore que même sans cela, je me serais décidé à quitter la forêt. C’est avec beaucoup de bonheur que je suis parvenu à être ignoré jusqu’à présent. La fumée me trahirait ; je ne saurais échapper aux bûcherons, aux charbonniers, aux chasse

