Lettre XXXIIIParis, 7 mai, III. Si je ne me trompe, mes idylles ne sont pas fort intéressantes pour vous, me dit hier l’auteur dont je vous ai parlé, qui me cherchait des yeux et qui me fit signe lorsque j’arrivai. J’allais tâcher de répondre quelque chose qui fût honnête et pourtant vrai, lorsqu’en me regardant, il m’en évita le soin, et ajouta aussitôt : peut-être aimerez-vous mieux un fragment moral ou philosophique, qui, a été attribué à Aristippe, dont Varron a parlé, et que depuis l’on a cru perdu. Il ne l’était pas pourtant, puisqu’il a été traduit au quinzième siècle en français de ce temps-là. Je l’ai trouvé manuscrit, et ajouté à la suite de Plutarque dans un exemplaire imprimé d’Amyot, que personne n’ouvrait parce qu’il y manque beaucoup de feuilles. J’ai avoué que n’étant pas

