Lettre XXXV

347 Words

Lettre XXXVParis, 8 juillet, III. Enfin, j’ai un homme sûr pour finir les choses dont le soin me retenait ici. D’ailleurs elles sont presque achevées : il n’y a plus de remède, et il est bien connu que me voilà ruiné. Il ne me reste pas même de quoi subsister jusqu’à ce qu’un évènement, peut-être très éloigné, vienne changer ma situation. Je ne sens pas d’inquiétude ; et je ne vois pas que j’aie beaucoup perdu en perdant tout, puisque je ne jouissais de rien. Je puis devenir, il est vrai, plus malheureux que je n’étais ; mais je ne deviendrai pas moins heureux. Je suis seul, je n’ai que mes propres besoins : assurément tant que je ne serai ni malade, ni dans les fers, mon sort sera toujours supportable. Je crains peu le malheur, tant je suis las d’être inutilement heureux. Il faut bien qu

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