Chapitre 14 Il y eut un temps mort qui dut être très bref mais qui parut durer une éternité, pendant lequel Merrien, madame Salmon et Mary restèrent pétrifiés. Ils réagirent enfin, en même temps, réalisant tout d’un coup que, pour que le garde fût dans cet état d’extrême agitation, un nouveau malheur devait être arrivé. Kéruz montrait du doigt l’aile droite du château derrière laquelle était aménagée une esplanade gazonnée ombragée par les branches d’un énorme chêne. Une voiture stationnait près du gros tronc noueux, une portière ouverte. Mary et le gendarme se précipitèrent, suivis de madame Salmon qui, entravée dans une jupe trop serrée, perdit rapidement du terrain. Vautré sur le capot de la grosse Lincoln noire, une voiture massive et puissante comme un tank, le nommé Bertrand sa

