Monseigneur Micheli dut nous laisser car il devait se rendre à Fribourg pour y rencontrer l’homme que le monde entier était disposé à écouter. Érasme de Rotterdam, à l’occasion de l’ouverture prochaine de la diète d’Augusta qu’en cet an 1530, l’empereur Charles V avait convoqué : l’évêque fit office de messager entre ce sage conseiller et la commission catholique. L’empereur, lecteur d’Érasme, était à son tour un humaniste : quand l’ami et bras droit de Luther, Melantone, avait écrit au légat pontifical à Augusta, un message d’espoir qui semblait confirmer le désir d’union avec l’Église, Charles V, certainement aussi en espérant un retour à la tranquillité politique, il avait ordonné la nomination et la rencontre de deux commissions, l’une catholique et l’autre protestante. Les écrits d’Ér

