HOMMES BARBUS AU PAYS DE VENDREDI Je lui fis une description des contrées de l’Europe, et particulièrement de l’Angleterre, ma patrie. Je lui contai comment nous vivions, comment nous adorions Dieu, comment nous nous conduisions les uns envers les autres, et comment, dans des vaisseaux, nous trafiquions avec toutes les parties du monde. Je lui donnai une idée du bâtiment naufragé à bord duquel j’étais allé, et lui montrai d’aussi près que je pus la place où il avait échoué ; mais depuis long-temps il avait été mis en pièces et avait entièrement disparu. Je lui montrai aussi les débris de notre chaloupe, que nous perdîmes quand nous nous sauvâmes de notre bord, et qu’avec touts mes efforts, je n’avais jamais pu remuer ; mais elle était alors presque entièrement délabrée. En appercevant ce

