XXIX L’aveu qu’elle avait reçu de Boris, la scène qui l’avait suivi rendaient extrêmement difficile l’existence de Maggy à la villa Saviloff. Chaque jour augmentait l’intensité de la passion que le prince avait conçue pour elle et elle tremblait à tout moment qu’il ne se trahît devant sa femme et ne s’oubliât à quelque coup d’éclat. Elle mettait un soin extrême à fuir toute occasion de se trouver en tête-à-tête avec lui, redoutant le retour d’un entretien comme celui qui avait eu lieu dans sa course nocturne au bord de la mer et qui, cette fois peut-être, ne trouverait pas une diversion aussi heureuse que celle qui s’était produite. Elle redoublait de prévenances, d’attentions envers la princesse, désireuse de détourner de sa part tout soupçon de ce qui se passait dans l’âme de son mari,

