Y avait une odeur de bière et de foutu désespoir dans ce bar. Parfait. J'avais besoin de ça. Du bruit, des rires forcés, des verres collants, des regards qui traînent un peu trop longtemps sur les hanches. C'est là que je me sens à ma place. Dans la crasse molle des autres.
Je m'étais maquillée plus fort que d'habitude. Du rouge à lèvres bien rouge. Comme une cible. Comme un défi. J'étais pas venue bosser ce soir. Pas de client. Pas de prix. Juste une envie. Une chaleur étrange entre les cuisses. Un besoin qui montait depuis le matin. Injustifié. Instinctif.
Je me suis installé seule au bar. Une robe noire courte, pas de culotte. Pas par provocation. Par habitude. Et parce que j'aime sentir l'air glisser entre mes jambes, comme un avant-goût. Je bois un gin sec. Je déteste ça. Mais ça brûle. Et j'avais envie de brûler.
Il était là. Depuis un moment peut-être. Assis de l'autre côté. Grand, épaules larges. Un blouson fatigué. Un regard lourd. Il ne souriait pas. Pas une seule fois. Il m'a juste fixé. Comme on fixe une chose qu'on a envie d'ouvrir à mains nues.
Et ça m'a plu.
Je lui ai souri. Il est venu. Aucune parole inutile. Même pas son nom. Juste sa main sur mon verre, qu'il pousse vers moi. Et la sienne sur ma cuisse, sans rien demander.
J'ai écarté les jambes. Comme une évidence.
L'hôtel n'était pas loin. Ni propre, ni cher. Une chambre avec des draps qui grattent et une moquette trop épaisse pour oublier les taches. Il m'a poussé contre le mur avant même que la porte claque.
Sa bouche contre la mienne. Pas un b****r. Une prise. Un vol. Il m'a mordu la lèvre. J'ai senti le chanté. J'ai Gémi. Fort. Sans filtre.
Je l'ai griffé à travers son t-shirt. Il a arraché ma robe. Pas lentement. Pas comme dans les films. Un geste sec, précis. Comme s'il avait attendu ça toute la journée.
Et moi, j'étais trempée. Comme si mon corps le reconnaissait.
Il m'a prise debout, là, contre la porte. Pas un mot. Pas de tendresse. Il m'a soulevée comme une poupée et a enfoncé deux doigts en moi, profondément. J'ai crié.
Il a joui de mon cri. Il m'a regardé droit dans les yeux, le souffle court, les veines du cou tendu. Et il m'a précédé.
Pas un b****r d'amant. Pas une caresse. Juste un coup de Renes brutal. Une pénétration animale. Je sentais chaque centimètre. Chaque choc. Chaque claquement de peau contre peau.
Et j'adore ça. Il me prenait comme on frappe une porte qu'on veut défoncer.
Je n'étais pas une femme dans ses bras. J'étais une faille ouverte, un accès interdit qu'il piétinait de toutes ses forces. Et moi, je le laisse faire. Je voulais comme ça. Brut, vente, impoli. Mon dos rapait contre la porte,chaque poussée m'enfonçant un peu plus dans la peinture écaillée.
— T'aimes ça ? il a grogné, presque surprise. J'ai ri, essoufflée.
— Tu crois quoi, connard ? Continu. Plus fort.
Il a obéi. Il m'a touché avec rage, comme s'il voulait m'abîmer.
Quand il a fini, il m'a laissé glisser au sol, nue, les jambes tremblantes, la chatte battante, gonflée et déjà douloureuse. Mais j'étais loin d'en avoir fini.
— Encore, j'ai soufflé, la voix rauque.
— T'es folle, p****n…
— Ouais. Alors b***e-moi comme une folle.
On s'est battus pour retourner au lit. Il m'a jetée sur le matelas, a arraché ce qui restait de mes vêtements, m'a plaquée sur le ventre, et m'a prise par derrière, sans prévention.
J'ai crié à nouveau. Pas de douleur. De rage, de plaisir pur. J'ai griffé les draps, il m'a tiré les cheveux. Il me traitait comme une s****e et j'en redemandais.
Je l'ai senti jouir en moi, son souffle râpeux contre ma nue. Il s'est effondré un instant. Juste quelques secondes. Puis il s'est relevé.
— T'en veux encore ? J'ai souri, les yeux fermés.
— Jusqu'à ce que je pisse du feu.
Il a ri. Un rire bref, sec. Et il m'a représailles. Bis. Et encore.
Je ne sais plus combien de fois. Combien d'orgasmes. Combien de positions. Combien de morsures. Il m'a prise sur le lit, sur la chaise, au sol. Il a mis sa langue partout. Ses doigts, ses dents. Je me suis retrouvée sur le dos, les cuisses ouvertes, écartelées, les lèvres intimes gonflées, rouges, prêtes à éclater.
Il a soufflé dessus, ricanant.
— Tu vibres, p****n. T'es vivant là-dessous.
— Continue ou j't'arrache la gorge.
Il s'est penché. Sa langue m'a faite convulser. J'étais une plaie ouverte. Une tempête entre les jambes. Chaque caresse me faisait hurler. Chaque coup de langue était une claque brûlante.
Je me suis idée contre sa bouche. Une explosion de nerfs, de fluides, de violence. Il a tout avalé. Et il a recommencé.
Je ne pouvais plus fermer les jambes. Je les laisse ouvertes, là, au milieu des draps froissés, les cuisses écartées, les lèvres trempées et douloureuses. Je n'étais plus une femme. J'étais un sexe à vif. Un foyer incandescent entre les cuisses. Et il en voulait encore.
Il m'a regardé, essoufflé, les cheveux collés au front. Moi, j'étais couchée, le corps brûlant, le ventre crispé par les spasmes.
— Tu b****s encore ? j'ai soufflé. Il n'a pas répondu. Il s'est contenté de saisir ma gorge. Pas pour moi serrer. Juste pour poser sa main. Me rappeler que c'était lui qui menait.
Et puis il est revenu entre mes jambes.
Je l'ai senti forcer doucement. Mon sexe était gonflé, trop réactif. À chaque mouvement, j'avais envie de hurler. Mais ce n’était pas une plainte. C'était une offrande.
— p****n… t'es en feu, il a grogné en entrant.
— Alors brûle avec moi.
Il a grogné. Et m'a prise à nouveau, lentement cette fois. Cruellement prêté. Chaque va-et-vient me faisait trembler. Je sentais tout. Le moindre frottement. Mon c******s n'était plus qu'un nerf à vif. Un simple effleurement et je convulsais.
Il en a profité.
Il m'a été ouvert, deux doigts écartant mes lèvres intimes pendant qu'il me pénétrait, ses yeux rivaux sur mon sexe comme s'il observait une œuvre d'art en train de fondre.
Et moi je pleurais de plaisir. Littéralement. Des larmes coulaient sans que je m'en rende compte. Pas de tristesse. De trop. De jouissance.
Je n'étais plus dans mon corps. J'étais au-delà.
Quand il a fini encore une fois, il s'est étalé sur le lit, haletant.
Je suis conservé sur le dos, incapable de bouger. Je sentais mon sexe battre, comme un cœur. Il pulsait, chaud, douloureux, tremblant.
Et j'en voulais encore.
— Reprends-moi, j'ai murmuré. Ma voix était cassée. On aurait dit un rôle. Mais lui, il a souri. Pour la première fois. Une vente rictus.
— T'es pas humain.
— Je suis une s****e. Et j'aime ça.
Il m'a soulevée, encore. M'a installé à califourchon sur lui. J'ai pris son sexe dans ma main. Il était déjà dur à nouveau. Inhumain. Je l'ai glissé en moi avec un cri étranglé. C'était trop. Mon corps disait non. Mais mon plaisir disait oui. Bis. Bis.
Je l'ai chevauché comme une bête. Mes seins bondissaient, sa bouche les attrapait, ses dents me mordaient. Mon sexe claquait contre le sien. Il me remplissait, m'éclatait.
— Tu vas me tuer, j'ai gémi.
—Meurs avec moi, s****e.
Et je suis morte un peu. D'un o*****e si puissant que j'ai cru m'éteindre. J'ai hurlé. Des voisins ont cogné contre les murs. Je m'en foutais.