Sans nom, sans honte (suite)

1051 Words
Il m'a tenu jusqu'au bout. Jusqu'à ce que je tombe sur lui, inerte, en sueur. Je ne sentais plus mes cuisses. Mon corps flottait. Les draps étaient humides, notre sueur collée partout, des traces de salive sur ma poitrine, des marques rouges sur mes hanches. Et mon sexe…Rouge. Pulsant. Gonflé à en pleurer. Mais je ne pleurais pas. J'avais encore faim. Il était allongé, le torse strié de mes ongles, les cheveux en bataille, le regard flou. — Tu veux crever, c'est ça ? il a murmuré. — Non. Je veux que tu me mardi. À l'intérieur. Il a tourné la tête vers moi, lentement. Il souriait à moitié. Pas un gentil. Un sourire d'homme qui sait qu'il va faire mal. Et que tu vas adorer ça. Je me suis redressée, les jambes écartées naturellement. Comme si c'était leur position normale maintenant. Ma chatte était en feu, brillante, presque violette. Et j'ai vu ses yeux s'y fixer. Il a tendu la main. Deux doigts ont effleuré mes lèvres intimes. J'ai sursauté.Chaque contact me traversait comme une décharge électrique. — Tu peux plus supporter, hein ? — Si… justement. Vas-y. C'est un sourire. Lentement. Et il a glissé deux doigts en moi. J'ai gémi, penchée en avant. Il a commencé à les bouger, doucement, puis plus vite, puis il a introduit un troisième.Je suffoquais.Mes jambes tremblaient, mes entrailles se contractaient.Je me suis agrippée à ses épaules. — Reprends-moi. Maintenant. — Tu vas t'effondrer. — Alors regarde-moi m'effondrer. Il m'a pris sans prévention. Encore.D'un coup, brutal. J'ai crié. Une plainte stridente, animale, un hurlement du ventre. Il m'a plaqué contre le mur cette fois. Debout. Une main sur ma gorge, l'autre calée sous mes fesses pour me soulever. Je me suis accrochée à lui. Mes jambes autour de sa taille, mon sexe avalant le sien dans un fracas moite. — Tu sens ? — Je te sens me brûler. Et il a recommencé. Poussée après poussée, il m'a rempli. Mon corps claquait contre le sien, je sentais mes seins écrasés entre nous, ses dents dans mon épaule. Il ne baisait plus. Il dévorait. Je suis venue une dernière fois. Un o*****e silencieux. Sans crise. Sans soufflé. Juste mon corps qui s'est figé, secoué, vidé. J'ai mouillé tout autour de lui. J'ai coulé sur ses cuisses. Mon corps n'était qu'un spasme continu. Il a joui presque en même temps. Un râle, long, grave.Il a poussé jusqu'au fond. Très au fond. J'ai senti tout son sperme se déverser dans mon ventre comme une coulée de lave. On est resté là, collés, tremblants. Il respirait fort contre mon cou. Moi, j'avais les yeux fermés. Plus rien ne compte. On s'est effondé ensemble. Cette fois, vraiment. Il m'a portée jusqu'au lit, m'a allongée doucement. Peut-être par fatigue. Peut-être parce qu'il avait peur que je m'écroule pour de bon. Je n'avais plus de mots. Juste une chatte brûlante, gonflée, dégoulinante de tout. Et un sourire intérieur. Un truc à vendre. Satisfait. Il m'a regardé. Longtemps. — C'est quoi ton prénom ? J'ai tourné la tête. — C'est pas important. — J'te reverrai ? —Peut-être. J'ai tendu la main vers la cigarette sur la table. Je l'ai allumée, nue, le corps en vrac, les cuisses ouvertes comme un livre vendu. Il s'est levé, est allé pisser. Moi, je suis conservé là, offert au plafond. À l'air. À moi-même. Je marche dans la nuit fraîche, pieds nus sur le bitume encore chaud. La petite robe noire virevoltait autour de mes cuisses, légère, presque inexistante. Pas de culotte. Rien sous la robe. Rien pour retenir ce feu qui consomme mon entrejambe. Chaque pas était un supplice délicieux. Mon sexe gonflé, douloureux, frottait contre mes cuisses.Une brûlure sourde qui me torturait autant qu'elle me faisait b****r. J'adorerais ça. La douleur qui me déchirait la conversation me rappelait que j'étais vivante. Que je n'étais pas qu'un corps. Que j'étais cette s****e brûlante qui venait de se donner toute entière, encore et encore. Les rues de Paris étaient calmes, presque vides. Les lampadaires projetaient des halos jaunes sur le trottoir. Le bruit de mes pas s'écrasait dans le silence nocturne. Je sentais mon sexe pulser, gonfler à chaque foulée. Un frisson traversait mon ventre, irradiant jusqu'à mes reins. Je devais m'arrêter. Mais non. Je continue. Une brûlure douce, cruelle, excitante, m'enveloppeait. Le tissu de la robe frottait sans pitié contre mes lèvres tuméfiées. Je me mordais la lèvre, entre douleur et plaisir. Je sentais encore ses mains sur moi, ses lèvres, sa bouche. Le goût âcre de sa peau dans ma bouche. Le bruit de son souffle rauque dans le creux de mon cou. Chaque image était un coup de couteau brûlant. Un plaisir vif qui m'envahissait. Je marche, le corps en feu, la chatte en feu, la tête en feu. Je me suis arrêtée au coin d'une rue, haletante. Je passais une main entre mes cuisses, effleurant mon sexe gonflé, humide. J'ai fermé les yeux. Je voulais encore ce feu. Cette douleur. Cette sensation de brûler de l'intérieur. Je me surprends à sourire. Un sale sourire, un sourire de p**e qui aime sa propre déchéance. J'ai pensé à tout ce que je venais de vivre. À la nuit entière passée à me faire b****r jusqu'à l'épuisement. À ce corps marqué, à cette chatte meurtrie qui criait encore son besoin. Et j'ai senti une certitude profonde. Je n'étais pas une victime. Je n'étais pas une chose à briser. J'étais une femme qui connaissait son corps. Qui aimait la brûlure, la douleur, le plaisir mêlés. Une femme libre dans son enfer. La robe m'a glissé des épaules un instant. J'ai caressé ma peau nue, froidement dans la nuit. Puis je me suis remise en marche. Le chemin vers mon appartement n'était plus qu'une formalité. Le bitume sous mes pieds nus. Le vent léger sur mes cuisses. Et cette chaleur qui pulsait, qui hurlait entre mes jambes. Je savais que je m'endormirais avec ce feu en moi. Avec cette sensation douloureusement bonne qui me déchirait. Je savais que demain, mon corps serait meurtri, mais que je reviendrais encore. Parce que j'aime ça. Parce que j'aime être cette s****e brûlante. Et je m'endormis enfin, le sourire aux lèvres, le corps encore vibrant, prêt à écrire encore, écrire toujours, écrire pour ne pas oublier qui j'étais vraiment.
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