Le mariage se déroule parfaitement. La salle est décorée, les fleurs sont fraîches, le juge récite les formules. Les membres du club applaudissent. Mais Astride n’aime radicalement pas cet homme. Chaque mot, chaque regard de Xavier lui soulève le cœur.
Joeresse et Ronisia sont en train de signer les papiers du divorce. Le stylo tremble dans la main de Ronisia. Après la signature, Joeresse se lève, le visage fermé.
— *Je refuse de vivre sous le même toit que toi. Que chacun prenne son chemin. Je pars.*
Ronisia secoue la tête, les larmes aux yeux.
— *Non, c’est moi qui devrais partir. Pas toi. C’est ta maison.*
Joeresse refuse catégoriquement.
— *Tu as un enfant avec moi. Même si tout est fini entre nous, je ne peux pas te mettre à la porte. Pas dans ton état. Reste ici. C’est moi qui m’en vais.*
Yvan prend son fils Darus à part.
— *Mon fils, il faut que tu pardonnes à ta mère. Malgré tout.*
Darus serre les poings, le regard dur.
— *Je ne veux pas la voir. Jamais.*
Il prend son sac et s’en va chez ses cousins, Junior et Karmelle.
Après des jours de recherche, la police abandonne l’affaire. L’officier remet le dossier à Rigo.
— *Désolé, Monsieur. On n’a plus de pistes. L’enquête est classée.*
Rigo dit à Lola, la voix brisée :
— *La police a laissé mon frère à son sort. Aucune trace de lui. Rien.*
Lola baisse la tête, triste.
— *Je suis désolée, Rigo… Vraiment désolée.*
Ronisia supplie Joeresse.
— *S’il te plaît, donne-moi une seconde chance. Je t’en supplie.*
Joeresse met son manteau, sans la regarder.
— *C’est trop tard, Ronisia. Je veux partir. Je ne peux plus.*
Il est en train de mettre ses affaires dans son véhicule. Il démarre sans regarder derrière, laissant Ronisia dévastée, debout sur le perron, voyant son foyer s’écrouler sous ses yeux.
Junior supplie son cousin Darus.
— *Darus, s’il te plaît. Pardonne à notre tante. Elle souffre.*
Darus secoue la tête, catégorique.
— *Je refuse de revenir sur ce sujet. C’est non.*
Puis il change de ton, curieux malgré lui.
— *Décrivez-moi mon frère Yann. Comment il est ?*
Karmelle sourit, les yeux brillants.
— *Yann ? Il est beau, gentil, drôle. Et il arrive bientôt.*
Darus semble intéressé par son frère. Un frère qu’il n’a jamais connu.
Satana, inquiète de ce qu’est devenue sa fille, se tourne vers Podo.
— *Podo, il faut que tu m’accompagnes. Je veux retourner dans le lieu où j’ai abandonné ma fille à ma mère. Il faut que je sache.*
Ébènezere et Franck aperçoivent des titans remplis de coton qui quittent les champs de Joeresse. Ébènezere tape du poing sur le capot de sa voiture, en colère.
— *Après avoir fermé cette maudite usine, Joeresse trouve encore un moyen de s’en sortir ! Il ne coule jamais, celui-là !*
Joeresse, dans sa nouvelle maison, visite les coins et recoins que Viviane, l’agente immobilière, lui présente.
— *Et voici le salon, Monsieur Joeresse. Grande baie vitrée, vue sur le jardin.*
Joeresse hoche la tête.
— *J’aime bien cette maison. Elle est calme. C’est ce qu’il me faut.*
Satana arrive sur les lieux de son passé. Une vieille maison délabrée. Elle voit une dame sur le pas de la porte et demande d’après ceux qui étaient ici. La dame ignore, hausse les épaules. Un monsieur finit par passer.
— *Vous cherchez qui ?*
— *La vieille qui vivait ici. Ma mère. Et sa petite-fille.*
L’homme baisse les yeux.
— *La vieille est décédée. Il y a deux ans.*
Cette nouvelle choque Darina, le vrai nom de Satana. Elle vacille.
— *Et… et la petite ? Ma fille ? Qu’est devenue la petite ?*
L’homme soupire.
— *C’est une histoire triste. La fille et sa tante sont mortes. Dans un accident de bus. Il y a un an.*
Darina s’évanouit, le corps lâché sur le sol poussiéreux.
La nuit.
Arianne et sa sœur Ronisia sont ensemble.
Arianne apprend que Joeresse a quitté la maison et que le divorce a été prononcé. Ronisia se confie à sa sœur en pleurant, brisée.
— *Arianne, j’ai tout perdu. Mon mari, mon bébé… et mon fils Darus ne veut même pas me voir. Il me hait.*
Xavier essaye de coucher avec Astride qui le repousse de toutes ses forces. Il s’énerve, la plaque contre le lit et finit par la v****r.
— *Écoute-moi bien, Astride. À partir d’aujourd’hui, j’ai tous les droits sur toi. Tu es ma femme. Tu m’obéiras.*
Au club, Darina parle à Jessica en lui disant tout ce qui s’est passé avec sa fille. Jessica est attristée, elle prend Darina dans ses bras. Darina a toujours eu une bonne relation avec Jessica. Une relation de confiance.
Joeresse, dans sa nouvelle maison, reçoit un appel de ses employés.
— *Patron ! On a récolté plusieurs tonnes de coton. Et tout a été acheté ! Au prix fort !*
Joeresse raccroche, un sourire naît enfin sur son visage. Il est heureux. Un espoir renaît.
Darina se sent coupable de tout ce qui est arrivé à sa famille. À sa fille. Jessica essaye de la déculpabiliser.
— *Ce n’est pas ta faute, Darina. Tu ne pouvais pas savoir.*
Astride, en larmes, traite Xavier de monstre.
— *Tu es un monstre !*
Xavier ajuste sa chemise, sans remords.
— *J’étais obligé de te forcer. Car tu refuses d’obéir à mes ordres. Retiens bien ceci : tu dois être prête à tout subir si tu n’es pas sage. Tout.*
Junior montre une photo de Yann à Darus. Darus la regarde longuement.
— *Il est beau. Et… il ressemble beaucoup à notre mère.*
Soudain, le téléphone de Junior sonne. C’est Yann.
— *Allô, Junior ? Ça va ? Je voulais te dire que j’arrive dans trois jours. J’ai trop hâte de vous voir !*
Darus est content de pouvoir voir son frère. Mais Junior, lui, devient pâle. Car ils cachent quelque chose à leur frère. Darus est confus et leur demande :
— *Qu’est-ce qu’il y a ? Qu’est-ce que vous me cachez ?*
Junior soupire et finit par lui raconter l’histoire d’amour entre Yann et Astride. Que Yann aime Astride plus que tout. Et qu’Astride vient de se marier de force à Xavier.
Le lendemain.
Yann téléphone à sa mère.
— *Maman ? C’est moi. J’arrive dans deux jours !*
Ronisia force un sourire, la voix tremblante.
— *C’est… c’est une bonne nouvelle, mon chéri.*
Elle est contente et malheureuse à la fois, mais n’ose rien lui dire. Ni pour le divorce, ni pour le bébé, ni pour Darus.
Ronisia appelle ensuite Joeresse.
— *Joeresse… Yann arrive. Notre fils compte venir. Mais je ne lui ai rien dit concernant notre divorce. Je n’ai pas eu le courage.*
Soudain, on sonne à la porte de Joeresse. Il ouvre. Maella est là, un sourire aux lèvres.
— *Surprise ! J’ai cherché ton adresse partout, jusqu’à trouver. Je devais te voir.*