GislaineLe portugais : une langue autorisée-interdite… Il pleut. « J’ai des envies de Portugal, un peu comme on aurait des envies de fraises. Cela fait longtemps que nous ne sommes pas retournés au Portugal. » Il ne faut pas s’imaginer que je parle toute seule, non, pas du tout ! Mon interlocuteur ronronne contre mon flanc droit pendant que, allongée sur mon canapé, je regarde nostalgiquement la pluie tomber tout en écrivant mes réflexions dans mon journal. De temps en temps, je l’interpelle : « Tu en penses quoi de ce que je dis ? » Il lève alors la tête et plante ses yeux dans les miens ; ils sont clairs, tout ronds comme des yeux de chouette. J’en suis presque intimidée. L’atelier d’écriture continue à me donner à penser. Ma plume court sur le papier. « Par contre, pour mes enfant

